Suite à la tenue de l’assemblée constitutive de la confédération des syndicats algériens, les syndicats autonomes, fondateurs de cette centrale syndicale, ont décidé d’élire Sadek Dziri, président de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), comme coordinateur national de la confédération pour une durée de six mois.

A la tête de l’un des plus grands et influents syndicats du secteur de l’Education, Sadek Dziri est un fin connaisseur de l’action syndicale, connu pour sa proximité et collaboration avec le ministère de l’Education nationale sur les grandes questions qui concernent les travailleurs. Elu par la majorité des syndicats, Sadek Dziri s’est dit très fier de la confiance accordée à sa personne, mais surtout à l’Unpef, l’un des plus anciens syndicats, a-t-il souligné. Il a indiqué qu’il procédera au dépôt du dossier d’enregistrement de la CSA au niveau du ministère du Travail dans les délais fixés par la loi, à savoir un mois après l’annonce de sa création. «Nous disposons de trente jours pour déposer le dossier d’enregistrement au niveau de la tutelle qui, nous l’espérons, va réagir de manière positive pour encourager la pluralité syndicale», a-t-il fait savoir.
En effet, si les treize syndicats autonomes fondateurs de la CSA ont mis près de deux ans pour la mise en place de cette confédération, ils sont, aujourd’hui, dans l’appréhension face à la réaction de Mourad Zemali, ministre du Travail, qui ne s’est, jusque-là, pas montré très enthousiaste quant à la question d’ouvrir le débat avec les partenaires sociaux. Concernant les grands défis auxquels devra faire face la confédération des syndicats algériens (CSA), Sadek dziri a indiqué qu’il s’agit, d’abord, de bien s’organiser, «nous avons du pain sur la planche». « Le plus important pour le moment, c’est de bien se structurer pour se consacrer par la suite aux véritables problèmes des travailleurs», a-t-il indiqué. «La confédération devra s’attaquer à trois dossiers que nous considérons comme clés. Il s’agit de ceux de la retraite, de l’avant-projet du code du travail, mais aussi du pouvoir d’achat des travailleurs constamment en baisse», a-t-il dit. Sur la question de l’avant-projet du code du travail, le syndicaliste n’a pas manqué de déplorer l’attitude de la tutelle qui s’est «juste contentée» de remettre des copies de l’avant-projet aux syndicats sans pour autant leur demander d’émettre des recommandations. «Jusqu’à aujourd’hui, le ministère du Travail ne nous a jamais demandé d’émettre des propositions ou de participer à un débat autour du code du travail. Mais de notre côté, nous avons déjà bien étudié le sujet et nous ne comptons pas lâcher prise sur certains acquis», a-t-il souligné. En plus de défendre les droits des travailleurs, la CSA s’est fixée pour objectif de prendre part activement aux grandes réunions et rencontres entre le gouvernement et partenaires sociaux, à l’instar de la tripartite où les travailleurs sont représentés par l’UGTA uniquement. Par ailleurs, et s’agissant de l’éventuel élargissement de la liste des syndicats, membres de la CSA, Sadek Dziri a indiqué que les portes sont grandes ouvertes pour tout syndicat actif et disposant d’un bon d’enregistrement. <