Le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) Mustapha Khiati s’est exprimé hier sur l’affaire de la salmonelle dans du lait infantile, alertant sur le fait que certaines variétés de salmonelles sont « graves » et peuvent conduire à des décès.

Il a jugé nécessaire de le préciser, car l’opérateur Celia Algérie, filiale du groupe français Lactalis, n’a fourni aucune précision sur la catégorie de salmonelles derrière le rappel massif, depuis dimanche dernier, des produits des étals aussi bien en France qu’en Algérie. Une décision prise à titre préventif bien que tous les lots importés en Algérie aient été analysés par l’Institut Pasteur et déclarés conformes. Toutefois, insiste M. Khiati, il aurait fallu davantage de précisions de la part de Lactalis dans la mesure où « il existe des variétés de salmonelles qui sont graves ». Pédiatre de formation, il ajoute, dans le même sillage, que cette affaire lève le voile sur « un défaut flagrant sur le plan d’hygiène d’autant plus que cet opérateur est connu pour ses opérations d’exportation ».

« Le fait de retrouver la salmonelles dans les selles d’un enfant est déjà pathologique, la trouver dans du lait c’est encore plus grave. Ces produits devaient être stérilisés », enchaîne-t-il. « Il est vrai que cet opérateur a rappelé les produits concernés, mais le problème est qu’il n’a pas donné suffisamment d’informations et c’est le gouvernement français qui a joué ce rôle par la suite », déplore-t-il.