Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a qualifié dimanche l’annonce par la France du retrait imminent de ses troupes de la région du Sahel d' »affaire interne », affirmant que l’Algérie était en mesure de défendre sa sécurité quelles que soient les circonstances. Interrogé sur l’annonce de la France concernant son retrait imminent de la région du Sahel et si cette décision constituera un autre fardeau pour l’Algérie en général et particulièrement pour l’Armée nationale populaire (ANP), le Président de la République a déclaré que « la France a sa propre politique et l’Algérie a la sienne. Elle est en mesure de défendre sa sécurité quelles que soient les circonstances ». Le Président a indiqué, lors de son entrevue périodique avec des responsables de médias nationaux, diffusée dimanche soir, que la décision de la France de se retirer de la région du Sahel était une « affaire interne », ajoutant que l’Algérie avait des engagements vis-à-vis de tous les pays européens ainsi que les pays frères et amis concernant la lutte contre le terrorisme et qu’elle est en contact avec la France concernant cette question. « L’Algérie et les frères maliens sont convaincus que la solution émanera tout d’abord de l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger qui est à l’origine de l’apaisement de la situation et grâce auquel le Nord et le sud vivent dans un seul Etat uni », soutient le chef de l’Etat. Evoquant le dossier libyen, le chef de l’Etat a affirmé que les Libyens étaient convaincus que « l’Algérie est à leurs côtés et n’a aucune convoitise ». La légalité en Libye ne saura être instaurée sans la tenue de la Présidentielle et des législatives prévues la fin de l’année en cours, a-t-il souligné, rappelant qu’il existe deux catégories à ce propos, une optimiste quant à l’organisation des élections, et une autre équivoque vis-à-vis de la conjoncture et des moyens. Ceci dit, il y a acceptation du principe de la tenue des élections. « La Libye a vécu dans le chaos pendant toute une décennie, bien des parties en tirent depuis des intérêts, et il n’est pas évident pour elles de lâcher prise facilement », a fait remarquer le Chef de l’Etat. A ce propos, il a fait part de communications initiées par le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra avec ses homologues américain, français, russe et turque, afin de parvenir à une solution d’abord en faveur du peuple libyen.