Par Feriel Nourine
Retrouvailles ce mercredi des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés, dont la Russie.
Retrouvailles au sens plein du terme, puisque cette 33e réunion ministérielle de l’alliance se déroule à Vienne, avec une présence physique des responsables concernés qu’on n’avait plus revus depuis le début de la pandémie de Covid-19.
La méthode de la visioconférence cède donc le terrain au présentiel, ouvrant la voie à une ambiance et des tractations que les 23 ministres de l’Energie n’avaient plus vécues depuis plus de deux années.
Ce qui augure des contacts et des tractations utiles en cette période où le marché pétrolier traverse une période de doute, marquée par une baisse des prix qui commence à devenir préoccupante pour les pays producteurs.
Ces derniers ont vu le Brent et le WTI nettement reculer depuis l’entame de l’été, après les pics qu’ils avaient atteints en mars.
La tendance persiste avec, dans le meilleur des cas, des rebonds éphémères pour des cours qui peinent à inscrire leurs gains dans la durée face à une conjoncture économique mondiale évoluant au rythme de la récession et de prévisions en baisse pour la demande de brut.
De quoi maintenir en éveil la prudence dont fait preuve l’Opep+ depuis qu’elle a décidé de riposter à la Covid-19 en optant pour de fortes réductions de sa production, il y a plus de deux années, avant de renouer progressivement avec la hausse, en août 2021.
Et si cette prudence a longtemps servi à rouvrir les vannes en prenant le soin de mettre juste les volumes de pétrole dont a besoin la demande, aujourd’hui, c’est visiblement un gel des augmentations qui est en train de s’imposer à la démarche des pays producteurs qui se trouvent confrontés à une donne économique difficile à vivre par le marché de l’or noir.
De quoi imposer l’option du retour aux coupes.