Au terme de l’exercice 2017 qui aura été marqué par la remontée des cours du pétrole sur le marché mondial, Sonatrach affiche des résultats en nette hausse comparativement à 2016. Sur le plan opérationnel, le groupe a consenti un investissement global de 8,1 milliards de dollars en 2017, en baisse de 8% par rapport à 2016.

Le directeur exécutif SPE du groupe, Farid Ghezali, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse tenue lundi, a expliqué que 87% de ces investissements avaient servi à financer l’activité exploration-production, soit 7,1 milliards dollars.
C’est un secret de polichinelle que de dire qu’il était temps que Sonatrach améliore ses scores en matière de production, compte tenu de la conjoncture marquée par le retournement du marché pétrolier, la hausse effrénée de la consommation interne, la baisse des recettes et par des concurrents qui redoublent de férocité tant sur le marché pétrolier que sur le marché gazier. Par ailleurs, les résultats financiers du groupe Sonatrach étaient marqués par une hausse de 31% du résultat brut à la suite de laquelle Sonatrach a pu verser au Trésor public 2228 milliards de dinars, en hausse de 20% par rapport à   l’année 2016. Les recettes à l’exportation ont bondi de 20% durant l’exercice 2017, passant à 29,5 milliards de dollars, contre 24,5 milliards de dollars en 2016. La fiscalité pétrolière libellée en dinar est passée quant à elle de 1863 milliards de dinars en 2016 à 2228 milliards de dinars en 2017, soit un taux de croissance de 20% également. Le résultat brut réalisé en 2017 est estimé à 268 milliards de dinars, alors que le résultat net est passé de 207 milliards de dinars en 2016 à 326 milliards de dinars en 2017, soit un taux de croissance de 57%. La production primaire totale de Sonatrach a augmenté de 2% passant de 192,3 Mtep en 2016 à 196,5 Mtep en 2017.
En termes de production de pétrole brut et les condensats traités par les raffineries, il a fait savoir qu’elle a baissé de 3% en raison notamment du respect du quota exigé dans le cadre de l’accord de l’Opep. La production de gaz naturel a augmenté de 5%, passant de 128,5 milliards de m3 en 2016 à 135 milliards m3 en 2017, a-t-il ajouté. Une ombre au tableau néanmoins, l’importation des carburants a augmenté davantage passant de 211 milliards de dinars en 2016 à 255 milliards dinars en 2017, soit un taux de croissance de 21%. Dans l’amont pétrolier et gazier, les performances du groupe se sont traduites essentiellement par la réalisation de 33 découvertes en effort propre.
Elles sont situées principalement dans les bassins de Berkin, Oued Mya et Amguid Messaoud. En termes de forage d’exploration, il a été enregistré une hausse de 6%, selon le même responsable qui a fait savoir que le nombre de puits terminés était passé de 96 puits en 2016 à 102 puits en 2017.
Quant au forage de développement, M. Ghezali a indiqué qu’il a enregistré une hausse de 17% en passant de 196 puits terminés en 2016 à 230 puits réalisés en 2017. Pour ainsi dire, le retour aux performances du groupe Sonatrach a été rendu possible grâce à la remontrée des cours du brut, le Brent se négociant à près de 75 dollars le baril actuellement, alors que l’exercice 2016 était marqué par la chute vertigineuse des cours qui a sensiblement impacté les résultats du groupe Sonatrach. H. O. M.