D’importants moyens ont été enrôlés par l’Etat pour la réalisation de la voie importante de la cartographie routière qu’est l’Autoroute Est-Ouest. Malheureusement, il subsiste quelques «absences», comme le tronçon Dréan-frontières tunisiennes et le fameux tunnel de Djebel Ouach, à la sortie Nord de Constantine.

Pour ce dernier boulet du « projet du siècle », une enveloppe d’environ sept milliards de dinars a été dégagée pour la réhabilitation ou la réparation du tunnel de Djebel El Ouahch, un important ouvrage qui devait relier Constantine à Skikda, malencontreusement affaissé quelques semaines après sa mise en service en 2014. L’opération de réhabilitation de cette partie de l’Autoroute Est-Ouest a été  confiée à l’entreprise nationale Cosider pour un délai de 20 mois.
Cela a nécessité une mobilisation de beaucoup de moyens humains et matériels, sachant que la même entreprise a aussi pris en charge la seconde partie du tramway devant relier le terminus à Zouaghi à la nouvelle ville Ali-Mendjeli. Rappelons que Cosider a relevé trois défis. Le premier a consisté à accomplir un exploit de taille en créant une route, double voie, pour contourner le tunnel cité plus haut. Une voie de treize kilomètres érigée sur les hauteurs de Djebel Ouach qui culmine à 1 200 m, pour ensuite aborder un dénivelé très important pour relier l’ouvrage au reste de l’autoroute. Le second défi a été de suppléer une entreprise espagnole qui a fait faillite et qui devait réaliser le second tracé du tramway menant vers Ali-Mendjeli.
Enfin le troisième défi a été de remplacer la firme japonaise, Coojal, qui a traîné pour remettre le tunnel affaissé sur… rail.
Il faut signaler quand même l’excellente qualité du consortium japonais qui a assuré la réalisation de l’autoroute de Bordj Bou Arréridj, jusqu’aux frontières tunisiennes, butant en fin de parcours sur l’affaissement du tunnel et la levée de boucliers sur le tracé de l’autoroute devant passer sur les terres marécageuses du parc d’El Kala. Le chantier de mise à niveau de ce tunnel, d’une longueur de 1 900 mètres, a été déclenché depuis plus d’un mois, juste après l’achèvement de l’étude technique d’évaluation et de spécification du sol engagé dans le cadre du projet de réhabilitation par un bureau d’études étranger, nous a-t-on assuré du côté du maître de l’ouvrage.
Des essais techniques ciblant le terrain du tunnel endommagé et des études d’investigation et d’évaluation du sol avaient été conclus pour permettre une conduite des travaux des plus sûrs et des plus efficaces pour ne pas revivre le cauchemar de l’affaissement du tunnel, qui, rappelons-le, n’a fait heureusement aucune victime.
En attendant, le chantier ne fonctionne pas au rythme souhaité par Abdelghani Zaâlane, le ministre des Transports, lors de sa dernière visite à Constantine, car les travaux sont tributaires d’une commande pour l’acquisition de matériel adapté à ce type d’opérations, commande opérée auprès d’un fournisseur étranger, mais dont le bateau n’a pas encore mouillé dans les eaux des ports algériens.
Les travaux de raffermissement porteront particulièrement sur les opérations de forage et d’injection de béton, avant de passer à l’opération d’adaptation de l’ouvrage d’art selon les procédés qui s’imposent. Un plan de contrôle et de suivi a été mis en place pour « un appareil incessant » de tout le mouvement de mise à niveau de ce tunnel qui fait annexion entre les parties ouest et nord-est de la tranche de l’Est du pays de l’Autoroute Est-Ouest reliant Constantine à la wilaya d’El Tarf.
Un contrôle suivi de près, mais à distance par le ministre des Transports, tout en ayant un œil sur la livraison dans les délais de l’autre ouvrage confié à Cosider, le second tronçon du tramway.