Il est certain que la décision de la reprise d’activité chez les restaurateurs et les cafetiers représente une opportunité pour ces derniers qui souffraient jusqu’ici d’une cessation d’activité forcée. Ceux-là même qui ont vu des vertes et des pas mûres durant plus de quatre mois car se retrouvant sans revenu journalier. Ce qui a fini par laminer leurs maigres économies au bout de quelques semaines et pousser ainsi plus d’un à changer de registre de commerce pour mener une autre activité, non concernée par les restrictions du confinement. En fait, ce dé-confinement est venu soulager plus d’un patron de café ou de restaurant dont les locaux fermés depuis quatre mois mettaient ainsi des centaines de cuisiniers, aides cuisiniers et serveurs au chômage forcé sans contrepartie financière.
Comme il faut souligner que la réouverture de ces commerces, le 15 du mois courant, dont l’utilité n’est plus à démontrer, ne peut être accueillie qu’avec beaucoup d’allégresse car synonyme de fin de galère dans ces deux professions. C’est d’ailleurs ce que confirme le président de l’Union générale des commerçants et artisans algérien (UGCAA) Hazab Benchahra, contacté par Reporters : «La réouverture des cafés et des restaurants à partir du 15 août est une très bonne nouvelle chez la grande famille des restaurateurs et des cafetiers dont nous comptons de nombreux adhérents à notre organisation.» Ce dernier nous a même affirmé que de nombreux professionnels de la restauration et des cafetiers n’ont eu de cesse d’interpeller les pouvoirs publics par le biais de notre Union «afin de se pencher sur leur cas» ne pouvant continuer «à rester à l’arrêt et sans soutien financier pour subvenir à leurs besoins». «Avec cette nouvelle de reprise d’activité, c’est tout l’ensemble des intervenants qui vont reprendre le chemin du travail et bien sûr avoir des revenus financiers après des mois de disette» conclut Hazab Benchohra.
Autre responsable contacté par Reporters, le directeur exécutif de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC) qui, pour sa part, s’est félicité d’une telle annonce «dans la mesure où l’activité de la restauration et les cafés font partie des professions dont ne sauraient se passer de nombreux citoyens», nous a-t-il souligné. Mais pour ce dernier, c’est surtout la réouverture des restaurants qui demeure très intéressante «pour des centaines de fonctionnaires, d’ouvriers, car ils leurs permettent de prendre leur repas de la mi-journée dans ces lieux faute de disposer de cantine dans leurs établissements». Et d’ajouter dans ce sens : «Restaurants et cafés font partie du quotidien de nombreux salariés, c’est pourquoi leur réouverture me semble tout à fait appropriée, mais sous la condition que les mesures de protection à la Covid-19 soient strictement respectées en ces lieux de convivialité.»
Disons enfin que toute la problématique est de savoir quelles conséquences cela va-t-il avoir sur la situation sanitaire et la propagation du coronavirus après la réouverture des restaurants et cafés qui drainent des milliers de gens. n