Le ministre des Ressources en eau, Arezki Barraki, a indiqué lundi à Alger qu’un programme visant à «sécuriser» l’approvisionnement en eau potable, notamment à Alger, est en cours d’exécution en vue d’anticiper et de compenser le manque des eaux pluviales.

S’exprimant en marge d’une visite de travail et d’inspection effectuée en compagnie du wali d’Alger, Youcef Cherfa, le ministre des Ressources en eau a affirmé que ce programme comprend la réalisation d’une multitude de projets, notamment le forage de 71 puits dont 62 déjà opérationnels, ce qui permettra, selon lui, un gain prévisionnel total de 150.000 m3/jour. «Notre objectif est celui de constituer une réserve de près de 120.000 m3/j par l’exploitation des eaux souterraines dans le cas où la pluviométrie s’améliore dans les mois à venir», a-t-il souligné. S’inscrivant dans le plan d’urgence initié par le ministère pour l’amélioration de l’alimentation en eau potable (AEP), ces projets «devraient être réceptionnés en totalité en mois de février prochain», a précisé également M. Barraki. Dans ce contexte, le ministre a ajouté que la réalisation des ces infrastructures est «une des priorités» du secteur afin de combler le déficit en eau engendré par une faible pluviométrie. Lors de sa visite, M. Barraki a procédé à la mise en exploitation de l’un de ces puits situé à Mahelma, situé à l’ouest d’Alger, ayant une capacité de 1900 m3/jour. M. Barraki a expliqué en outre que l’autre source d’approvisionnement non conventionnelle en eau sera celle issue des traitements des stations d’épuration. A ce titre, il a procédé à la mise en service d’une nouvelle station d’épuration à Mahelma d’une capacité pouvant atteindre 40.000 m3/j. Une autre station d’épuration sera également réalisée à El-Hamiz et permettra de traiter les eaux usées de plusieurs communes des régions centre et est de la capitale, a fait savoir le ministre. M. Barraki a mis l’accent, en outre, sur la nécessité de multiplier le nombre des stations de dessalement de l’eau de mer afin d’accroitre le taux approvisionnement en eau pour satisfaire les besoins de la capitale. A ce titre, il a annoncé la réalisation d’une nouvelle station de dessalement d’eau de mer dotée d’une capacité de 300.000 m3 sera réalisée en 2021 par le secteur de l’Energie. Par ailleurs, M. Barraki a déclaré que les pluies enregistrées ont permis de récolter 500 millions de m3 à la mi-novembre, estimant que cette quantité profitera beaucoup plus au secteur agricole. «Les barrages sont alimentés par les pluies qui s’abattent habituellement entre les mois de février et avril», a-t-il fait observer, relevant que le taux actuel de remplissage national des barrages a atteint les 42%. Concernant l’état actuel du réseau de canalisations et du problème de fuites, le ministre a évoqué une moyenne de 150 fuites enregistrées quotidiennement à Alger, dont 120 à 140 sont réparées chaque jour. «Le taux de déperdition de l’eau doit être ramené au plus bas niveau possible, c’est-à-dire entre 18% et 20% selon les standards internationaux», a-t-il mentionné. Abordant les dégâts des inondations, il a indiqué que l’Etat a mobilisé 300 milliards DA pour y faire face. «Ce phénomène reste imprévisible, vu que les quantités importantes de pluies enregistrées en un laps de temps court et qui dépassent les capacités des réseaux de drainage», a-t-il relevé. Lors de sa visite, M. Barraki a inauguré un nouveau Centre de formation et de management des métiers de l’eau, dépendant de la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL), sis à Kouba, ayant une capacité d’accueil de 200 stagiaires. Cet établissement est doté de treize (13) salles de formation, de trois (3) salles dédiées au «digital learning» et à l’informatique, ainsi que d’un amphithéâtre d’une capacité de 250 places. (APS)