Par Bouzid Chalabi
C’est la mi-automne et toujours pas d’épisode pluviométrique important à travers tout le territoire national si ce n’est de violents orages éparses et sans grand effet sur le niveau des barrages. Autant dire que la situation en matière de ressources hydriques conventionnelles reste des plus inquiétantes.
Et pour preuve, les barrages qui devraient connaître en cette période des apports en eau plus ou moins conséquents accusent, pour la plupart, des volumes critiques ou sont carrément en voie d’être asséchés. On apprend dans ce sillage de sources concordantes que la moyenne de remplissage actuelle des barrages demeure préoccupante.
«Alors que l’on s’attendait à un apport intéressant ou du moins réconfortant des pluies automnales, c’est tout le contraire qui se passe», déplore un cadre de l’Agence nationale des barrages et des transferts (ANBT) contacté par Reporters. Toujours selon cette même source, «sans apport conséquent depuis le début de la saison automnale, il est clair que le niveau moyen de remplissage des barrages tel que rendu public par l’ANBT, le 15 septembre dernier, soit de 34,3%, a certainement régressé ». Non sans indiquer dans ce sillage que le nombre de barrages ayant atteint la cote d’alerte a augmenté.
C’est pour dire qu’il va falloir d’intenses épisodes pluviométriques pour pouvoir espérer une nette amélioration des niveaux de retenue des barrages au risque de traverser des moments difficiles. L’impact sera d’autant plus grave sur les périmètres agricoles tributaires des eaux des barrages pour leur besoins en irrigation.
Il y a lieu de rappeler que le 15 septembre, comme l’a rapporté un communiqué de l’ANBT, ce sont surtout les barrages de l’ouest du pays qui accusent de très faibles taux de remplissage avec 17,48%. Un taux qui, depuis, a certainement décliné. Concernant la région du Chélif, qui couvre les wilayas de Mostaganem, Tiaret, Chlef, Aïn Defla et la zone qui l’entoure, le taux de remplissage était de 30,59% mais avec cette absence de pluie la moyenne actuelle a certainement baissé. A propos des barrages du centre, qui englobe les wilayas d’Alger, Médéa, Tipasa et de Tizi Ouzou, ils étaient à la mi-septembre dans la même situation que ceux de l’Ouest, puisque, selon l’ANBT, la moyenne relevée était de 17,84%.
Tous les espoirs d’une meilleure moyenne nationale de remplissage reposent sur l’arrivée, dans les jours à venir, de fortes pluies sur une très grande partie du nord du pays.