Toutes les wilayas du littoral seront à court terme alimentées en eau potable uniquement à partir des stations de dessalement d’eau de mer. «Ce qui permettra de consacrer les eaux des barrages implantés dans lesdites wilayas aux besoins d’irrigation des périmètres agricoles», a annoncé le ministre des Ressources en eau Arezki Berraki. Ce dernier, qui se prononçait au micro de la Radio publique Chaîne 1, a expliqué l’objectif de l’alimentation en eau potable (AEP) des wilayas du littoral uniquement à partir des stations de dessalement «est de plus en plus à notre portée». Et de préciser à ce sujet : «Quatre nouvelles stations sont en cours de réalisation et 11 autres sont programmées.» Ajoutant dans ce sens que «cela va permettre, d’une part, de sécuriser l’AEP des wilayas concernées et, d’autre part, préserver les eaux des barrages implantés dans ces wilayas aux seuls besoins du secteur de l’agriculture». Sur ce dernier point, il a précisé «pour les besoins d’irrigation des terres agricoles, le volume consacré annuellement varie entre 7 à 10 milliards de mètres cubes. Cet écart s’explique par le manque de pluie dans cette région qu’il faut combler par l’irrigation». Concernant l’AEP, le ministre fera savoir que les besoins annuels se chiffrent à hauteur de 3,6 milliards de mètres cubes. Toujours à propos de l’AEP, l’invité de la radio a révélé que 27 wilayas connaissent un déficit dans leurs communes. «Ce sont au total 650 communes qui ne bénéficient pas d’AEP au quotidien et parfois même une fois tous les dix jours. C’est pour dire que dans ces communes, la carence en AEP se pose avec acuité non sans parler des désagréments causés aux populations de ces communes», a déploré le ministre. Mais il a tenu à rassurer que le gouvernement est conscient de cette dure situation pour les habitants de ces communes «et de ce fait, ce sont 700 projets qui ont été retenus pour améliorer sensiblement l’AEP des communes concernées». Toutefois, il fait savoir que d’ici la fin de l’année, 400 communes vont connaître une nette amélioration de leur AEP «dans l’attente de recevoir de l’eau sans perturbation», a souligné le ministre.
Concernant les réserves disponibles, il a soutenu «que les volumes retenus au niveau de l’ensemble des barrages du pays sont appréciables», précisant dans ce sens «la moyenne nationale est de 62%, soit l’équivalent de 4 milliards de mètres cubes d’eau. Un volume des plus rassurants».
Interrogé sur la problématique de l’envasement des barrages, le ministre a révélé que tout un programme va être mis en place non sans indiquer que «cela demande d’énormes moyens sans parler du coût financier, mais la priorité sera donnée aux barrages d’une grande utilité aux secteurs de l’agriculture proches». Sur la question des grands projets de transfert des Hauts-Plateaux, il dira enfin que «les programmes entamés se poursuivent».<