Sans donner de chiffres précis, le ministre des Ressources en eau a déclaré, jeudi dernier, à l’APN que le niveau des barrages est en nette hausse. Les dernières précipitations enregistrées dans différentes régions du Nord du pays ont renforcé les capacités de ces structures, a-t-il ajouté.
Selon le ministre, la hausse des niveaux des barrages devrait même se renforcer en février et mars prochains. Il répondait en plénière aux questions orales qui lui ont été adressées, ajoutant que les réserves d’eau souterraine profitent également des dernières chutes de pluie et permettent d’aborder la nouvelle année 2021 dans des conditions gérables. Son secteur devrait donc répondre facilement aux besoins prioritaires en eau potable de la population et d’accompagner la demande des secteurs agricole et industriel. En ce qui concerne les projets gelés, M. Berraki a laissé entendre que des projets de stations de dessalement d’eau devraient être relancés, quatre d’entre eux étant inscrits au programme du ministère de l’Energie. Un conseil interministériel se penchera sur les projets en souffrance et pourrait décider de ceux à remettre sur rails. A ce sujet, le ministre a évoqué la réalisation d’une station d’une capacité de 300 000 mètres cubes/jour à Alger, ainsi qu’une autre station de 50 000 mètres cubes/jour à Béjaïa et de 70 000 mètres cubes/jour à Skikda. Selon lui, le gouvernement ambitionne de produire annuellement près de 2 milliards de mètres cubes/an d’eau dessalée à l’horizon 2030.
Pour la qualité de l’eau du robinet, «les laboratoires du secteur effectuent plus de 3 millions d’analyses/an», a assuré M. Berraki. <