Le ministère des Affaires étrangères a fait savoir, dimanche, que le plan de rapatriement des ressortissants algériens bloqués à l’étranger du fait des conséquences du coronavirus avait déjà permis le retour de 5 158 personnes. L’opération, lancée le 20 juillet dernier, doit encore se poursuivre jusqu’au 30 juillet avec le transport de 5 165 autres citoyens bloqués, et inscrits sur la «plateforme numérique», a ajouté le porte-parole du ministère Abdelaziz Benali Cherif.

Cette première partie de l’opération qui a pour le moment mobilisé vingt dessertes aériennes et deux maritimes a concerné les ressortissants blooqués dans 26 pays. Le plan de rapatriement a été organisé autour de liaisons à partir de plusieurs villes dans 11 pays d’Europe, du Moyen-Orient, d’Asie et d’Amérique du Nord. D’autres Algériens bloqués au niveau de 14 autres pays ont également pu rejoindre les dessertes vers l’Algérie grâce à un système de «points de rapatriement», ajoute le ministère des Affaires étrangères.
Ainsi les chiffres du tableau explicatif de cette première tranche de l’opération précisent que durant la journée du 20 juillet 2020, 306 ressortissants ont été rapatriés vers l’aéroport d’El-Oued depuis l’aéroport de Djeddah (Arabie Saoudite). Puis les 21 et 22 juillet, une importante opération a été organisée depuis la France, avec 317 personnes rapatriées vers l’aéroport d’Oran sur deux vols partis des aéroports de Bordeaux-Mérignac et de Toulouse. 222 autres personnes rapatriées vers l’aéroport de Tlemcen sur deux vols partis de l’aéroport de Metz, et 322 ressortissants rapatriés vers l’aéroport d’Annaba sur deux vols depuis l’aéroport de Lille. Le même jour aura également enregistré une ouverture exceptionnelle des frontières terrestres avec la Tunisie pour le retour de 9 ressortissants algériens. Quant à la journée du 23 juillet, elle a permis le retour de 310 ressortissants vers l’aéroport d’Annaba depuis Djeddah (Arabie Saoudite), 635 ressortissants vers le port d’Oran depuis le port d’Alicante (Espagne), ainsi que 617 ressortissants vers l’aéroport d’Alger sur deux vols depuis Paris (France), 450 ressortissants rapatriés vers le port d’Alger depuis le port de Marseille (France) et 111 ressortissants rapatriés vers l’aéroport de Constantine depuis Rome (Italie), dont des ressortissants qui étaient bloqués en Grèce et à Malte. Quant à la journée du 24 juillet, principalement consacrée aux Algériens bloqués dans les pays du Nord et de l’Est de l’Europe, il s’est agi selon les chiffres du ministère de 230 citoyens transportés vers l’aéroport d’Alger sur deux vols depuis l’aéroport de Bruxelles (Belgique), dont des citoyens bloqués aux Pays-Bas et au Luxembourg. 308 citoyens rapatriés à Alger depuis Lyon (France), mais surtout 213 citoyens rapatriés vers l’aéroport d’Alger depuis Frankfurt (Allemagne). La ville allemande a été le «point de rapatriement» pour les Algériens bloqués en Autriche, en Slovaquie, au Danemark, en Suède, en Norvège, en Pologne, en Lituanie, en Hongrie et en Finlande. Cette opération s’est poursuivie le 25 juillet avec le retour à Alger de 250 citoyens bloqués à Montréal (Canada) et 225 citoyens rapatriés vers l’aéroport de Constantine depuis Kuala Lumpur (Malaisie), dont deux citoyens qui étaient bloqués à Singapour. Le détail de cette première partie du rapatriement précise également le 26 juillet, 124 citoyens ont été rapatriés vers l’aéroport de Biskra depuis Mascate (Sultanat d’Oman). 249 citoyens sont rentrés à l’aéroport de Constantine depuis Doha (Qatar) et 260 à l’aéroport de Constantine depuis Montréal (Canada). La prochaine étape du rapatriement des Algériens devra quant à elle se poursuivre jusqu’au 30 juillet et concernera 5165 ressortissants en Egypte, la France, la Jordanie, la Russie, l’Ukraine, le Royaume Uni, les Etats-Unis et le Qatar en plus des pays voisins de ces «points de rapatriement», a précisé le porte-parole du MAE. <