Dans une déclaration à El Khabar en ligne, le parlementaire Samir Chaabna a affirmé, hier, que les opérations de rapatriement des Algériens bloqués à l’étranger, en raison des restrictions imposées par la pandémie de la Covid-19, allaient reprendre aujourd’hui. Ce député des Algériens de la circonscription de la région de Marseille, en France, a même dévoilé le programme des vols programmés par Air Algérie. Il s’agit d’opérations qui commenceront aujourd’hui pour s’achever, selon la même source, le 26 juillet prochain. Elles s’étendront donc sur une semaine avant que d’autres opérations ne soient envisagées si le chef de l’Etat, qui s’est engagé sur la question du rapatriement, le décide, tant le nombre d’Algériens coincés l’étranger reste important.
Selon le député Chaabna, le premier vol est prévu aujourd’hui pour ramener au pays 300 personnes se trouvant à Djeddah, en Arabie Saoudite, avant qu’une autre liaison ne soit effectuée avec ce pays à partir de Djeddah et de Ryad le 22 juillet prochain.
Demain, 21 juillet, des vols sont prévus pour gagner les aéroports français de Toulouse, Bordeaux et Metz, avant ceux de Marseille et Paris, après-demain 22 juillet. Par ces liaisons, quelques 1 222 personnes gagneront le pays et rejoindront leurs familles. Le 23 juillet, des Algériens se trouvant à Alicante, Marseille, Rome et Paris, soit 2 164 personnes, devront être rapatriées également, d’après la même source. Le 24 juillet, des liaisons avec le Canada, la Belgique et d’autres pays européens sont prévues pour le rapatriement de 769 personnes tandis qu’il est prévu pour la journée du 26 juillet un vol reliant Le Caire à Alger pour le rapatriement de 286 personnes. La programmation de nouvelles opérations de rapatriement a été annoncée, jeudi 16 juillet, par les services du Premier ministère. Selon un communiqué, ils ont déclaré qu’une nouvelle opération de rapatriement des Algériens bloqués à l’étranger « sera engagée dès la semaine prochaine ». Ces mêmes services ont indiqué que la priorité sera accordée aux « familles bloquées », aux « personnes ayant effectué les déplacements pour des soins » et à « nos étudiants à l’étranger ». Ils ont assuré à ce propos que « nos représentations diplomatiques et consulaires seront mobilisées tous les jours de la semaine pour l’encadrement de cette opération et pour assister et aider les citoyens concernés jusqu’à leur retour au pays ». « Nos citoyens inscrits pour le rapatriement seront avisés et contactés par nos postes diplomatiques et consulaires par e-mail et SMS », a-t-on souligné.
Avant l’annonce du Premier ministère, le 11 juillet, le ministre des Affaires étrangères Sabri Boukadoum avait, lui, annoncé un nouveau rapatriement et déclaré dans une rencontre avec la presse qu’« il est du devoir du gouvernement et, plus particulièrement, du ministère des Affaires étrangères de préserver la vie de notre communauté à l’étranger, surtout les étudiants et les personnes malades ». Pour rappel, l’Algérie a procédé au rapatriement de ses ressortissants dès le début de la crise sanitaire. Un pont aérien avait été organisé au profit de quelque 13 000 Algériens qui ont ainsi pu retrouver leur domicile par le biais des vols spéciaux.
Il se trouve, cependant, que ces opérations n’ont pas suffi pour faire rentrer tout le monde chez soi. Sur les réseaux sociaux, des appels d’Algériens bloqués en Malaisie, en Indonésie, en Turquie, en Europe et en Tunisie n’ont pas cessé. Leur nombre n’a pas été communiqué. Ce qu’on sait, en revanche, est que les montants consacrés à l’aide et au rapatriement s’élèvent à 3,32 milliards de dinars. n