La rentrée universitaire 2020-21 est prévue le 15 décembre prochain. Si cette date venait à être maintenue, ce sont des centaines d’étudiants qui rejoindront les universités de Bab Ezzouar et de Sidi Abdellah, habitués qu’ils sont, par le biais des trains de banlieue. Mais pour peu que la Société nationale de transport ferroviaire (SNTF) reçoive le feu vert des autorités compétentes en la matière de faire circuler ses rames desservant ces deux universités. «C’est à cette seule condition», est-il précisé dans un communiqué de la SNTF parvenu à notre rédaction hier matin.
Faut-il savoir dans ce sens qu’une information avait circulé, ces derniers jours, sur de nombreux sites électroniques et médias nationaux d’une reprise du trafic des trains de banlieue le 15 décembre prochain sur la base d’une correspondance interne du responsable du transport des voyageurs de la SNTF. Cette note a été adressée à tous les services compétents dans le but de prendre toutes les mesures afin de préparer des trains adaptés à circuler dans les meilleures conditions, tout en respectant les règles de protection sanitaire pour recevoir les voyageurs dans les meilleures conditions. D’autant plus que les auteurs de l’information, se fiant à la déclaration du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Chems Eddine Chitour, annonçant le dimanche 8 novembre 2020 que des discussions sont en cours pour «mettre fin au problème de transport des étudiants» avec «une reprise du transport ferroviaire à partir du 15 décembre. Ainsi, il n’en fallait pas plus pour que les rédacteurs des sites déduisent que la correspondance interne de la SNTF converge avec les propos du ministre. Toujours est-il que devant cette mauvaise interprétation de sa correspondance interne, la SNTF a jugé utile d’expliquer à l’opinion publique, à travers un communiqué que les préparations des rames «interviennent» dans le cas d’un retour éventuel des trains de voyageurs, notamment ceux «soumis au transport des étudiants universitaires». Comme elle rappelle que «la décision de reprendre la circulation des trains relève des prérogatives des pouvoirs publics qui prendront cette décision en se basant sur l’évaluation du comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie».
Ce qui veut dire, en somme, que la rentrée universitaire dans la capitale ne saurait être synonyme de la reprise du trafic des trains de banlieue.
A moins de prendre des risques, car il s’agit là d’un transport de masse où la distanciation physique entre voyageurs est très difficile à faire respecter, notamment lors des tranches horaires où le flux d’étudiants est important. Et donc d’ici là, les autorités compétentes devront trancher en faveur du retour ou non du trafic ferroviaire. Les étudiants concernés sont dans l’attente d’une prise de décision rapide car le retour aux amphithéâtres se rapproche.