Les souscripteurs à la formule logement promotionnel public (LPP) de la zone ouest d’Alger ne savent plus à quel saint se vouer. Après avoir payé rubis sur l’ongle pour acquérir un logement décent, ils sont pris en otage par des décisions de report jamais vraiment expliquées par le promoteur public.

Alors que la livraison des logements était prévue initialement au début de l’été, soit le 5 juillet, revirement de situation. A la date butoir, livraison est annulée. Report pour la fin septembre. Choc et étonnement parmi les bénéficiaires.
C’est l’été… La rentrée sociale verra forcément un heureux dénouement à leur attente, espèrent-ils. Néanmoins, les bénéficiaires de la formule LPP se retrouvent, une nouvelle fois, face à un énième report. Cette fois pour la fin de l’année 2019, voire début 2020. La déception laisse place à la colère et à l’incompréhension. Epuisés par les charges locatives assurées depuis de nombreuses années, beaucoup se retrouvent en fin de contrat de location. Sous pression permanente et de déception en déception, ces citoyens estiment que les décideurs de ces reports à répétition ne semblent pas prendre en considération leur situation financière. «Nous sommes suspendus à des décisions de report aléatoires, alors que nous avons payé les tranches exigées. Nos baux de location sont arrivés à expiration et nous ne pouvons plus payer, d’autant qu’il est exigé un an d’avance pour une location. Nous nous sommes saignés et privés de tout pour acquérir nos logements en naviguant entre une location excessivement coûteuse et des sommes faramineuses à réunir pour payer les tranches LPP», explique un des souscripteurs. «Nous sommes épuisés psychologiquement et malmenés face à cette administration. Nous voulons notre logement pour enfin respirer de toute cette pression financière. Les responsables semblent oublier que nous ne sommes que de simples salariés en attente d’un droit, celui d’habiter. Nous avons assez attendu… Aux responsables de prendre leurs responsabilités !», ajoutera un autre, dépité. Les souscripteurs à ces logements réclament un droit qui tarde à se concrétiser. Un droit qui a mis à rude épreuve et leur moral et leur porte-monnaie.