Par Salim Benour
Une journée de formation au profit des cadres du secteur de la santé a été organisée, hier, dans le cadre du projet «Réponse solidaire européenne en Algérie». Financé par l’Union européenne (UE) avec un montant de 43 millions d’euros, mis en œuvre par le PNUD Algérie, en partenariat avec le ministère de la Santé, ce projet comprend trois volets : «la dotation des structures sanitaires publiques en équipements médicaux, en matériels de dépistage précoce et en équipements de protection au profit du personnel soignant», la « formation d’environ 5 000 cadres et praticiens de la santé publique (médecins, infirmiers, techniciens) à l’utilisation des équipements et à la prise en charge des patients et, enfin, la «communication et la sensibilisation de la population, à travers notamment des partenariats avec la société civile active sur le terrain».
En ce qui concerne le volet associatif, «Réponse solidaire européenne en Algérie» a permis de signer des partenariats avec sept associations algériennes, nationales et wilayas, pour «la mise en œuvre de campagnes de sensibilisation de la population sur la vaccination et les gestes barrières», selon ses concepteurs. Il s’agit de l’Association scientifique des étudiants en pharmacie de l’Université d’Alger (Asepa), de Bariq21 (Skikda), El Hayet (Alger), Idrak des sciences médicales (Msila), Insaf (Sétif), Main Tendue (Tamanrasset) et Santé Sidi el Houari (Oran). Ces associations bénéficient ainsi d’un appui à «la réalisation de campagnes à destination du grand public et d’autres, ciblant plus spécifiquement des catégories vulnérables de la population, sur la nécessité de l’acte vaccinal et le maintien des gestes barrières pour lutter contre/éviter/endiguer la propagation de la maladie».
Présent à l’inauguration de la journée de formation destinée aux cadres de son secteur, le ministre de la Santé a fait savoir que le programme de coopération avec l’UE et le PNUD vise aussi à renforcer le savoir-faire et les aptitudes des cadres des différentes instances ministérielles impliquées dans la lutte contre la Covid-19 aux côtés du secteur de la santé. La formation a pour but l’élaboration et la mise en œuvre d’un protocole sanitaire dans leurs secteurs respectifs pour aider dans la gestion d’une crise nationale comme la Covid-19 et favoriser une réponse coordonnée de l’ensemble du gouvernement», a-t-il ajouté, avant d’indiquer que d’autres sessions de formation seront organisées au profit des cadres administratifs centraux du ministère de la Santé et d’autres secteurs pour «relever les défis posés par la crise sanitaire».