L’entreprise nationale Sonatrach a réussi à relever le défi de réparer la panne qui a causé la fuite de pétrole de l’oléoduc OK1 à El-Oued en 48 heures, tel que l’avait annoncé, samedi dernier, le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar. Il avait déclaré que «les équipes techniques de la Sonatrach sont à pied d’œuvre pour réparer la panne dans les 48 heures».
En effet, le Groupe Sonatrach a annoncé, hier dans un communiqué, que «la reprise du pompage du pétrole brut, à partir du Bassin rouge de Hassi Messaoud vers la raffinerie de Skikda, s’est déroulée avec succès aux environs de 8H30 à la fin de l’opération de maintenance de la partie endommagée et la remise en service des quatre stations de pompage».
De même, afin de rassurer les habitants de la région qui se sont révoltés contre l’impact de cette catastrophe écologique, le Groupe Sonatrach s’engage à «poursuivre ses efforts pour réparer les dégâts induits par la fuite et assainir les lieux pollués et ce à travers la mobilisation de tous les moyens humains et matériels». A cet effet, le Président-Directeur général du Groupe a tenu à remercier et adresser sa «haute considération» à l’ensemble des équipes techniques mobilisées qui «ont fait preuve de professionnalisme lors de l’accomplissement de cette mission en un temps record, en dépit des circonstances difficiles». A cet effet, dans un précédent communiqué, publié avant-hier, Sonatrach avait affirmé que plusieurs mesures et décisions avaient été prises par Sonatrach pour remédier aux dégâts dus à la fuite de pétrole. Il avait ainsi été décidé de mobiliser, sans délai, l’ensemble des moyens et filiales du Groupe pour l’absorption et l’aspiration des eaux polluées le long de l’oued, le traitement de toutes les flaques d’eau contaminées et le terrassement de certains tronçons qui feront l’objet de traitement par des unités spécialisées de l’entreprise. Il avait aussi été décidé du contrôle régulier des eaux sous-terraines pendant une année, avec les moyens de la société, tout en confiant cette mission au département des laboratoires relevant de Sonatrach. Le groupe avait en premier lieu annoncé l’ouverture d’une enquête complémentaire pour déterminer d’autres raisons derrière cet incident et dépêcher une équipe multidisciplinaire pour établir un diagnostic global tout le long de l’oued, afin d’évaluer l’ampleur des dégâts potentiels sur l’environnement. Il est à noter que la Sonatrach avait aussi souligné que «l’ensemble des moyens ont été mobilisés pour pallier les séquelles de cet incident et la situation est totalement sous contrôle».
Pour rappel, deux fuites sont survenues, jeudi dernier, au niveau du pipeline OK1 dans la région d’El Baaj à El Oued, reliant le Bassin rouge de Hassi Messaoud et Skikda. La première fuite a été enregistrée à la sortie de la station de pompage SP2 à Djamaa, dans la commune d’El Oued, point 190 + 200 (PK), tandis que la deuxième fuite a été enregistrée au point PK 263 dans la région d’Al-Baaj, dans la wilaya déléguée d’El M’gheir. Une délégation ministérielle composée des ministres de l’Intérieur, de l’Energie, de l’Agriculture, des Ressources en eaux et de l’Environnement, s’était rendue, samedi dernier, dans la wilaya d’El-Oued, où il avait été annoncé que des commissions ministérielles spécialisées allaient être dépêchées pour déterminer l’ampleur des dégâts et l’indemnisation des personnes affectées. A ce propos, le ministre de l’Intérieur Kamel Beldjoud avait déclaré, samedi dernier, que les rapports des commissions d’enquête permettront notamment d’établir les listes des agriculteurs et éleveurs affectés par cet accident en vue de prendre en charge leurs préoccupations, «conformément aux orientations du Président de la République qui a mis l’accent sur l’importance de l’ouverture de canaux de dialogue transparent entre l’administration et l’administré».