Tant attendues, les dates de la rentrée scolaire, universitaire et de la formation professionnelle ont enfin été fixées après moult tractations entre la tutelle et les partenaires sociaux. Pour les établissements relevant de l’éducation nationale, ce ne sera finalement pas une rentrée par région ou par wilaya, mais une rentrée nationale propre à chacun des paliers de ce secteur. C’est ainsi que la date de la rentrée scolaire pour le cycle primaire a été fixée au 21 octobre à travers l’ensemble du territoire national, et au 4 novembre pour les cycles moyen et secondaire, a indiqué un communiqué du Conseil des ministres réuni avant-hier dimanche.

On notera aussi que ces dates ont été retenues après des réunions qui se sont tenues entre des représentants du ministère de l’Education nationale et les membres du Comité scientifique de suivi de la pandémie de coronavirus et dont l’objectif était d’établir et d’adopter ensemble le protocole sanitaire à appliquer dans les établissements.
A ce propos, il faut savoir que le protocole sanitaire ne comprend pas un seul schéma mais plusieurs. Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, a révélé, en partie, comment cela a été établi «pour permettre la reprise des écoles tout en préservant la santé» des élèves et du corps de l’enseignement. Il a affirmé que «le Comité scientifique a étudié toutes les éventualités, schémas et protocoles qui anticipent sur les situations prévisibles en classe», expliquant que les différents schémas prennent en compte «le nombre d’élèves par classe, le nombre de classes par établissement scolaire, mais aussi l’agglomération dans laquelle se trouvent les établissements». Tout a été étudié et remis au ministère de l’Education nationale, a-t-il encore indiqué.
La rentrée des trois paliers du secteur de l’éducation nationale devra prendre en ligne de compte «la garantie du transport scolaire pour les élèves et l’ouverture des cantines scolaires, et ce après consultation des partenaires sociaux et des associations de parents d’élèves», est-il précisé dans le communiqué du Conseil des ministres. Il ajoutera que le Comité scientifique a, dans ce cadre, toutes les prérogatives pour examiner et revoir la situation concernant la rentrée scolaire.

«Etaler les horaires au niveau des universités»
Pour la rentrée universitaire, le dernier délai pour le retour des étudiants est fixé au 22 novembre prochain, avec le respect des conditions sanitaires pour éviter la propagation de la pandémie de coronavirus Covid-19, notamment d’éviter la surcharge des étudiants dans les cités universitaires, selon le communiqué du Conseil des ministres. Pour éviter la surcharge au niveau des amphithéâtres, laboratoires et autres, le ministre de la Santé a préconisé de rallonger les horaires. «Pour les universités, pourquoi ne pas étaler les horaires comme cela se fait ailleurs ?», s’est-il demandé, tout en faisant remarquer que «beaucoup de nos universités cessent vers 16 heures». Pour rappel, les étudiants des classes d’examens et ceux devant soutenir leurs thèses de fin d’étude ont regagné les universités le mois de septembre dernier.
La date de la rentrée dans le secteur de la formation professionnelle a été fixée, quant à elle, au 15 octobre, toujours avec l’obligation d’une application stricte du protocole sanitaire. Il y a lieu de noter, dans ce registre, que les responsables des écoles supérieures privées et des établissements de formation privés ont tiré la sonnette d’alarme concernant la reprise de leur activité.
Les propriétaires, restés longtemps dans l’expectative, ont alerté que le retard été très fortement ressenti, en ce sens qu’ils ont des charges à honorer, notamment des charges de personnel et de location, alors qu’ils n’avaient aucun revenu depuis l’arrêt de leur activité en mars dernier. Leur grande appréhension est d’être contraints de mettre la clé sous le paillasson et fermer définitivement, avec tout ce que cela suppose comme pertes, non seulement pour eux sur le plan pécuniaire, mais aussi en termes de formation pour le pays. La nouvelle de la reprise viendra, ainsi, soulager un tant soit peu le secteur privé qui s’est retrouvé devant une situation, le moins qu’on puisse dire, très difficile à gérer. n