PAR MILINA KOUACI
Davantage qu’un devoir, un exemple pour leurs élèves et le bien de tous en milieu scolaire. C’est ce qui ressort de l’invitation des professionnels de santé aux instituteurs et aux professeurs à se faire vacciner.
Des syndicats du secteur de la santé appellent en effet le personnel de l’Education nationale à se faire vacciner afin de casser la chaîne de transmission et garantir un bon déroulement de l’année scolaire. Ces derniers mettent en avant l’importance de la vaccination comme moyen de préserver la santé contre l’épidémie, tout en veillant en parallèle au respect des mesures préventives.
Les bilans quotidiens communiqués par l’autorité sanitaire font état d’une importante baisse des contaminations. En parlant de la décrue de l’épidémie dans le pays, le président du Syndicat autonome des biologistes de santé publique (SABSP), Mohamed Boudjelal, exhorte le personnel de l’Education nationale, notamment le corps enseignant, à se faire vacciner pour préserver leur santé et celle de leurs proches. «Les élèves, en particulier ceux du cycle primaire, sont des porteurs sains du virus. Un élève pourrait infecter un enseignant qui, à son tour, contaminerait son entourage», dit notre interlocuteur. Le docteur en microbiologie estime ainsi que la vaccination «est nécessaire pour le personnel enseignant», plaidant à ce propos, pour l’instauration de l’obligation vaccinale dans le milieu scolaire.
L’obligation vaccinale est une «protection» pour les enseignants avant les élèves qui seraient, insiste le président du SABPSP, des porteurs sains.
Il en est de même pour Ghachi Lounès, président du Syndicat algériens des paramédicaux (SAP), qui appelle le personnel enseignant à se faire vacciner, mais «volontiers» et sans que les autorités publiques n’instaurent son obligation. «Il faut qu’ils se fassent vacciner de leur plein gré, car la vaccination préserve leur santé et celle de leurs entourage».
Actuellement, la moyenne des nouveaux cas est en baisse et l’évolution de la situation sanitaire ne présage pas d’un décalage de la rentrée scolaire car elle sera sous contrôle dans deux semaines, a-t-on estimé. « Dans deux semaines, la moyenne des contaminations baissera à 200 cas par jour. Et il n’y a pas de raison pour reporter la rentrée scolaire», ajoute M. Boudjelal. Tout en soulignant que le report ou le maintien de la date de la prochaine rentrée scolaire est du ressort du Comité scientifique chargé du suivi de l’évolution de coronavirus, de par les moyens et compétences qu’il recèle, le président du SAP estime qu’il n’y aura pas «de problème » si la date de la prochaine rentrée scolaire fixée au 7 septembre prochain est maintenue, insistant sur l’importance de la vaccination pour le personnel du secteur.
Pour rappel, des parents d’élèves et des syndicats de l’Education ont appelé au décalage de la rentrée scolaire afin de pouvoir vacciner le personnel du secteur d’autant que l’intervalle entre la première et la deuxième dose devrait être d’au moins 15 jours. Un éventuel report de la rentrée scolaire permettrait à la tutelle, selon les syndicats, de peaufiner les mesures préventives et le protocole sanitaire dans les établissements scolaires.