La préparation de l’année scolaire 2020-2021, que le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout, prédit comme «exceptionnelle» dans certaines wilayas en raison des effets de la pandémie, où il sera difficile de garantir le nombre nécessaire d’établissements et le respect des règles de prévention sanitaire, a son baromètre qui est le déroulement des examens de fin d’année prévus en septembre.
C’est ce qu’indiquent des organisations syndicales du secteur pour qui la gestion des examens sera un véritable indicateur de ce que seront les conditions de la prochaine rentrée scolaire. Le président de l’Association nationale des parents d’élèves (ANPE), Khaled Ahmed, souligne que la tutelle leur a signifié, lors d’une récente rencontre, que toutes les «dispositions nécessaires» sont prises pour assurer une bonne rentrée scolaire et des bonnes conditions pour les examens du BEM et du baccalauréat.
Il rassure que l’évolution de la situation sanitaire a conduit la tutelle à réviser le calendrier des examens ainsi que les modalités d’organisation des épreuves. Le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout, leur a fait part de l’élaboration d’un protocole en coordination avec d’autres secteurs pour assurer le bon déroulement de la rentrée scolaire et des examens de fin d’année. Ce dernier indique que l’ANPE a proposé de réduire de 50% le nombre de candidats dans chaque salle et d’augmenter le nombre de centres d’examen.
Il rappelle que dans la circulaire cadre de l’éducation, spécifique pour la rentrée scolaire 2020/2021, la tutelle a insisté sur la nécessité de respecter les mesures barrières et de distanciation physique. Khaled Ahmed rappelle également que le ministre de tutelle a instruit les directeurs de l’Education à redoubler d’efforts afin de garantir la couverture sanitaire nécessaire aux élèves. Il a également exhorté les directeurs de wilaya à veiller au suivi sur le terrain des services de la médecine du travail pour qu’ils soient «opérationnels et efficaces» et travaillent dans les meilleures conditions et ce, en étroite coordination avec les services des Directions de la Santé et de la Population (DSP).
Pour sa part, Messaoud Boudiba, porte-parole du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapeste), estime que le cadre de travail relatif aux préparatifs de cette rentrée et de ses dimensions organisationnelles, matérielles et humaines devrait être adapté aux circonstances actuelles de crise sanitaire. Il s’agit d’intensifier des efforts en vue de s’assurer du respect des mesures de prévention afin de préserver la santé des élèves et du personnel.
«On est tous conscient de la difficulté et du danger de la situation sanitaire», dit M. Boudiba. Pour lui, la rentrée scolaire prochaine sera exceptionnelle». Et réussir la rentrée scolaire dépend de la maîtrise des conditions de déroulement des examens de fin d’année, ajoute notre interlocuteur.
Pour le porte-parole du Cnapeste, «il est primordial de mettre à disposition tous les moyens qui permettent aux élèves d’étudier dans un milieu sain, mais qui ne peut être garanti qu’en ouvrant des postes budgétaires, notamment dans le corps enseignant». Messaoud Boudiba propose d’adapter le nombre d’élèves à la superficie de la salle de classe. Cette mesure de limitation dans les salles vise à protéger la santé des élèves le long de l’année, à commencer par les candidats au BEM et au bac.