La canicule actuelle et la fausse quiétude estivale cachent mal une rentrée sociale qui s’annonce déjà infernale. Les vacances, les fêtes de l’Aïd et la rentrée scolaire sont autant de rendez-vous qui se superposent dans le temps mettant le citoyen sous tension. Ce dernier est mis face à une situation de pression devenue quasi permanente. La dévaluation remarquée de la valeur de la monnaie nationale est devenue une grande source d’inquiétude. Les prix des produits de consommation ayant subi une augmentation graduelle mais constante sont appelés à poursuivre cette tendance périlleuse pour la poche du consommateur. Après avoir pris des mesures considérées comme inévitables pour l’avenir du pays, les pouvoirs publics semblent tentés par d’autres «serrages de ceinture». Il semble que les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous et que la facture est toujours la même, voire clignote du rouge. Cette défaillance liée globalement à une mauvaise évaluation de la situation et une piètre médication sera évidemment payée cash par le consommateur, invité à passer à la caisse. Et faire encore une fois preuve de «compréhension». Une deuxième vague d’augmentations serait même attendue dès la rentrée selon les tendances en cours. Il est patent que le niveau de vie de l’Algérien ne cesse de se dégrader au vu des prix à la consommation en vigueur. Qui avec un Smig à 18 000 DA et des services sociaux défaillants peut aujourd’hui survivre en Algérie ? Un consommateur qui s’est amusé à faire un calcul de comparaison est arrivé à une conclusion ahurissante : certains produits de consommation les plus élémentaires coûtent plus cher qu’en Europe. Avec une différence prodigieuse en termes de salaire minimum et autres « revenus d’insertion ». L’Algérien sait pertinemment qu’il vit sur une base économique particulièrement fragile. Le gouvernement dont le rôle est de rassurer la population semble pris en tenaille. Mais il se doit de donner, au moins, des raisons d’espérer.