La rénovation des hôtels publics a coûté cher au groupe Hôtellerie, Tourisme et Thermalisme (HTT). Les travaux engagés pour la modernisation de 43 établissements hôteliers, soit 50% du parc national, ont atteint 100 milliards de dinars, en 2018, contre 70 milliards de dinars en 2003, a fait savoir le directeur général de cette entité, Lazhar Bounafa.

Une facture qui a impacté le chiffre d’affaires du groupe à travers un recul, entre 2016 et 2017, estimé à 8%, a souligné M. Bounafa. Ce dernier a toutefois qualifié le chiffre d’affaires enregistré par HTT de « positif », sachant que l’opération de rénovation effectuée « requiert la consécration de grandes sommes d’argent en vue et générera des profits au bénéfice du groupe », a-t-il justifié lors d’une réunion d’orientation de deux jours (15 – 16 janvier) organisée par HTT, consacrée à la présentation du bilan des activités du Groupe pour l’année 2018 ainsi que le programme de son action pour l’année 2019.
En plus des dépenses occasionnées par le programme de rénovation des hôtels, le groupe fait face à des conditions de gestion des hôtels qui, dans certains cas, restent loin des normes pouvant leur faire une rentabilité à la dimension des moyens financiers dont ils ont bénéficié. C’est d’ailleurs ce qu’a relevé le même responsable, n’hésitant pas à appeler à « un changement radical dans les mentalités, le travail et la gestion des affaires, afin de préserver la durabilité de toutes les filiales du groupe et pouvoir faire face aux défis économiques ». Il est nécessaire de « se débarrasser des modes de gestion actuels à travers l’amélioration de sa qualité, en se mettant au diapason des derniers développements, la modernisation de la gestion, le soutien à la formation, l’amélioration des prestations, la concrétisation de l’efficacité, la réalisation de l’excellence et l’amélioration de la gestion économique et financière du secteur », a exhorté M. Bounafa.
Dans le même sens, le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, a, dans son intervention faite lors de la même réunion, insisté sur la nécessité de « conférer davantage d’efficacité » à la gestion des établissements hôteliers publics. M. Benmessaoud a étayé ses dires en rappelant « l’intérêt accordé par les pouvoirs publics au secteur public, levier de la relance de l’économie nationale, notamment, dans le domaine du tourisme ». Le premier responsable du secteur a tenu ce discours alors que des contrats de performance HTT et les gestionnaires des hôtels publics devaient être signés hier. Une opération qui, justement, vise « davantage d’efficacité » dans la gestion de ces établissements, « conformément aux normes internationales en vigueur », a-t-il soutenu.
Ajoutant que « toutes les facilitations et moyens matériels et financiers indispensables, ainsi que les moyens fiscaux et fonciers accordés, dans un cadre juridique », ouvrent la voie à un développement du secteur tourisme qui, estime son premier responsable, connaît une grande dynamique, née de plusieurs opérations initiées par le groupe Hôtellerie, Tourisme et Thermalisme.
Abdelkader Benmessaoud n’a, par ailleurs, pas omis d’exprimer
sa satisfaction à l’égard du rôle du secteur privé qui, a-t-il relevé, « contribue à la démarche nationale », prônée pour hisser le
secteur du tourisme en Algérie à la hauteur des potentialités dont il jouit.