Le renouvellement partiel des membres du Conseil de la nation s’est déroulé hier avec cette nouveauté que les dix nouvelles wilayas issues du dernier aménagement des territoires bénéficient désormaisd’un représentant àla chambre haute du Parlement.

PAR NAZIM B.
Ce scrutin qui mobilise le collège électoral, estimé à 27 151 électeurs, entre membres des (APC) et de wilaya (APW), élus le 27 novembre dernier lors de l’échéance locale ne donne pas moins de signes de malaise chez plusieurs formations politiques.
Les sénatoriales sont d’ores et déjà annonciatrices d’un nouveau cycle de fronde au sein de l’ancien parti unique, le Front de libération nationale (FLN), qui, une fois n’est pas coutumes, n’a pas eu de candidat pour la wilaya d’Alger, suite au rejet du dossier de son prétendant.
Inédite qu’elle soit, l’absence du FLN dans cette course au Sénat ne restera pas, selon toute vraisemblance, sans conséquence et sans impact sur les luttes intestines au niveau des organes du parti où le secrétaire général risque de faire face à un énième épisode de sa contestation qui peut être alimentée si jamais les résultats de l’ex-parti venaient à être insatisfaisants.
Cette configuration peut être également valable pour le Rassemblement national démocratique (RND) dont la contestation de son premier responsable, Tayeb Zitouni, risque de prendre des proportions plus lourdes dans les prochaines semaines dans la mesure où ses opposants tablent sur un congrès extraordinaire et de «restitution du parti à ses militants».
Pour le FFS, parti pour gagner les sièges des wilayas de Tizi Ouzou et Béjaïa, et probablement Alger, sa participation à cette élection ne passe pas chez de nombreux militants, qui n’admettent pas cette «incohérence» de voir le parti boycotter les législatives de juin 2021 et de candidater pour les sénatoriales. Chez ces partis, les semaines post-sénatoriales s’annoncent très animées.
En ce qui concerne le déroulement de l’opération, le nombre de procurations présentées au nom des électeurs concernés par le vote pour le renouvellement de la moitié des membres du Conseil de la nation, tenu samedi, a atteint 27 procurations sur un collège électoral de 27 151 électeurs, selon le président de l’ANIE, Mohamed Charfi.
Dans une déclaration à la Télévision algérienne, M. Charfi a indiqué que 27 procurations enregistrées dans le cadre des élections pour le renouvellement de la moitié des membres du Conseil de la nation, sur un collège électoral s’élevant à 27 151 voix», considérant que ce nombre réduit de procurations est «un bon signe».
«Les procurations avaient toujours été considérées, par le passé, comme mauvais signe», a-t-il précisé, faisant savoir que «les procurations, et sur décision de l’ANIE, ont été accordées uniquement aux électeurs contaminés par le coronavirus, confinés chez eux sur avis médical ou hospitalisés pour des soins», en ce sens que les électeurs sont tenus, conformément au Code, d’accomplir leur devoir électoral.
Quant au taux de participation, M. Charfi a fait état d’un taux de 54,89% à 13H au niveau des 101 bureaux encadrés et assistés par 252 observateurs représentants de partis sur un ensemble de 390 observateurs concernés, avec un taux de présence estimé à 64,61%.
Sur un autre registre, l’ANIE a indiqué avoir lancé, à Alger, à l’occasion de ce vote, une opération pilote de vote électronique. Mohamed Charfi a indiqué que «le lancement de l’opération pilote de vote électronique à Alger, dans le cadre de l’élection de renouvellement de la moitié des membres élus du Conseil de la nation, s’inscrit dans le cadre du plan stratégique de l’ANIE visant à maîtriser le vote électronique à moyen terme».
Il a expliqué que l’opération a débuté d’abord par l’inscription électronique des électeurs avec la carte électronique de chaque électeur qui s’inscrit et appose sa signature électronique», annonçant que la «prochaine étape dans cette opération sera la dotation des bureaux de vote en équipements nécessaires permettant de détecter la signature de l’électeur dans tout autre bureau et ce pour préserver la régularité et la transparence des élections». <