Apparemment, le ministère de la Jeunesse est des Sports veille à ce que le prochain mandat olympique ne soit pas à l’image ceux qui l’ont précédé. En tout cas, l’évaluation des fédérations se poursuit. Dix-sept d’entre elles ont déjà vu leurs bilans du cycle écoulé (2013 – 2016) passés au crible.

Les présidents n’ayant pas honoré l’engagement du contrat objectif n’auront pas la possibilité de se représenter. C’est le cas de Rachid Fezouine, désormais ex-patron de la Fédération algérienne de cyclisme (FAC). L’autre nom qui risque d’être rayé est celui de Mohamed Raouaoua. Celui qui a été l’homme fort du football algérien depuis 8 ans ne devrait pas sortir indemne de cette opération d’évaluation de la tutelle.

Le processus de renouvellement des instances sportives nationales tient, a priori, à cœur au MJS et à son premier responsable El-Hadi Ould-Ali. Le ministre martèle sans cesse avoir « donné des instructions fermes pour l’évaluation du rendement de ces fédérations et ligues nationales à travers la présentation de leurs bilans moraux et financiers comme définis par la loi » en affirmant que « le ministère a les prérogatives d’évaluer l’activité de toutes les fédérations. Elles sont tenues de rendre des bilans. Les Algériens demandent à ce que des comptes soient donnés à travers cette institution (MJS). Par respect à ce peuple et cette jeunesse on se doit de le faire. L’Algérie est régie par des lois qui sont faites pour être respectées avant tout. Le ministère a signé un contrat d’objectifs avec toutes les instances. Celui qui a honoré ce contrat qu’il reste, il n’y a pas de problème. Il peut continuer et on le soutiendra. Celui qui n’a pas atteint ses objectifs, en principe on n’a même pas à lui demander de céder sa place.» En tout cas, ce vaste « nettoyage » n’a pas encore atteint les grosses structures fédérales en Algérie à l’instar de celles du football ou d’athlétisme qui recensent le plus grands nombres de licenciés à travers le pays. Des adhérents en masse et de grosses enveloppes octroyées par l’Etat afin d’aider la FAA et la FAF à subvenir aux besoins. « Nous avons procédé à l’évaluation de 17 fédérations sportives nationales sur les plans financier et administratif, selon les dispositions réglementaires, à savoir la loi sur le sport 13-05 et le décret exécutif 14-330 régissant le fonctionnement des fédérations », a indiqué Abdelmadjid Djebab, directeur des sports au ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), sur les ondes de la Radio nationale. Le responsable a aussi rappelé qu’« avant le début du mandat olympique 2013-2016, les présidents élus se sont engagés en signant des contrats d’objectifs avec le ministère de la Jeunesse et des Sports. Les pouvoirs publics n’ont ménagé aucun effort pour venir en aide aux fédérations dans l’application de leur programme, notamment la préparation des athlètes, mais le résultat était très loin des aspirations du MJS »

 

195 milliards pour 2020 clubs de football amateurs
Une opération d’octroi d’une somme dépassant les 195 milliards de centimes en faveur de 2020 clubs amateurs de football a été entamée mardi par le ministère de la Jeunesse et des Sports. « La première tranche de cette aide concerne 12 wilayas. Cet argent est attribué conformément à la décision du conseil interministériel de l’année 2010 relative à l’aide au football professionnel et amateur », a déclaré le MJS Hadi Ould Ali lors d’une cérémonie organisée à la salle de conférences du Complexe olympique Mohamed-Boudiaf. Des clubs de Tizi-Ouzou, Oran, Béjaïa, Béchar, Chlef, Sétif, Djelfa, Khenchela, Blida, El Bayadh et Mostaganem ont reçu des aides, en l’absence des représentants de Tindouf qui figuraient pourtant sur la liste. L’opération se poursuivra avec les autres wilayas. Une aide supplémentaire (plus de 163 milliards de centimes) a été prévue pour les wilayas du Sud et des Hauts Plateaux. «Ce n’est pas normal qu’une décision prise en 2010 par les pouvoirs publics attende sept longues années pour être appliquée. C’est beaucoup et j’assume ce que je suis en train de dire», a pesté le ministre. Les aides varient d’un club à un autre (selon le palier). A titre indicatif, une formation évoluant en pré-honneur perçoit 500.000 DA et un club de Division nationale amateur (DNA) bénéficie de 4 millions DA. «Cette aide est encourageante mais reste quand même modeste par rapport à nos dépenses et à nos efforts pour donner des joueurs aux gros bras des deux Ligues professionnelles », a, de son côté, souligné le vice-président de l’ES Mostaganem, Tadj-Edine Bensaber. Une partie de cette aide réservée à la formation et au recyclage des encadrements techniques et administratifs des clubs amateurs «sera gérée» par la Fédération algérienne de football (FAF) et l’autre par le Fonds national d’aide au football, selon le ministère. D’autre part, le ministre a révélé que son département compte proposer aux pouvoirs publics d’élargir cette mesure à d’autres sports. «Les équipes finalistes de la Coupe d’Algérie seniors (hommes et dames) de basket-ball, volley-ball et handball auront chacune 5 millions DA au titre de l’année 2016. Le barème des primes offertes aux médaillés lors des Jeux olympiques et paralympiques sera aussi revu», à la hausse, a-t-il promis.