Les déclarations faites, samedi, par Mani Saâda, «expert» de la Fédération algérienne de football (FAF) et membre du conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP),

sur le plateau d’une chaîne privée ne sont pas passées sous silence auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports. La tutelle d’El-Hadi Ould-Ali a vivement condamné les propos jugés « calomnieux, voire diffamatoires en direction d’une institution de l’Etat.»

Ça chauffe vraiment entre la FAF et le MJS !

Le communiqué est froid et cinglant. Le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) a tenu à réassurer, lundi, qu’« aucun conflit personnel ne peut guider l’évaluation des fédérations, ligues et clubs sportifs », à l’occasion du processus de renouvellement des instances sportives nationales. La structure sise à la place du 1er Mai 1945 a rappelé que « sur la base des contrats signés entre le ministère de la Jeunesse et des Sports et les fédérations, les aides sont soumises à l’évaluation des pouvoirs publics et aucun conflit ne peut guider cette analyse.» Cette précision est une réponse aux propos tenus par Mani Saâda dimanche soir dans une émission d’une chaîne de télévision privée. Ce dernier avait révélé que « la FAF a remis la somme de 70 milliards de centimes au MJS qui traversait une crise financière et qui ne parvenait pas à répondre aux subventions demandées par les fédérations». Ainsi, l’« expert » de la Fédération algérienne de football (FAF) et membre du conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP) voulait, peut-être, rappeler les faveurs faites par la structure footballistique et son premier responsable Mohamed Raouraoua au MJS. Lors de ses dernières sorties, El-Hadi-Ould Ali, patron du mouvement sportif en Algérie, a souvent insisté sur le fait que « le ministère a les prérogatives d’évaluer l’activité de toutes les fédérations. Elles sont tenues de rendre des bilans. Les Algériens demandent à ce que des comptes soient donnés à travers cette institution (MJS). Par respect à ce peuple et cette jeunesse on se doit de le faire. 

L’Algérie est régie par des lois qui sont faites pour être respectées avant tout. Le ministère a signé un contrat d’objectifs avec toutes les instances. Celui qui a honoré ce contrat qu’il reste, il n’y a pas de problème. Il peut continuer et on le soutiendra. Celui qui n’a pas atteint ses objectifs, en principe on n’a même pas à lui demander de céder sa place» en précisant qu’il « parle de tout le monde. Je ne fais pas d’exception ou je suis en train de focaliser sur une seule personne parce que je n’ai pas de problèmes personnels avec quiconque». L’on sous-entend qu’il ne fera de cadeaux à aucune fédération. Y compris celle qui gère la balle ronde Dz. Malgré le niet absolu, le MJS semble s’« obstiner » à changer bien des choses dans le football algérien. Ce qui est certain, c’est que dans le libellé, l’organisation ministérielle réfute « catégoriquement » la présence d’un « conflit personnel quelconque entre le ministre, El Hadi Ould Ali et les présidents des fédérations, ligues et clubs » non sans ajouter que « cette désinformation (celle de Mani Saâda NDLR) ne peut qu’entretenir l’amalgame sur une démarche nécessaire et objective menée par les pouvoirs publics dans le cadre du développement du sport national, la promotion des dirigeants sportifs nationaux et du renforcement du mouvement sportif national.»