Par Yazid Miloudi
Le Conseil des ministres de dimanche dernier a abordé plusieurs sujets dont certains aspects sont intéressants à voir de plus près. Il y avait entre autres celui des syndicats dont le point publié sur le communiqué de la présidence mérite un grand intérêt. C’est d’autant important qu’il annonce de (possibles) changements. Ainsi, il a été énoncé qu’un projet de loi-cadre devrait être préparé concernant l’action syndicale «dans différents secteurs», et qui va devoir régir «les droits et obligations» et défendre «les intérêts des fonctionnaires et travailleurs, loin des tractations partisanes et politiciennes».
Comment ne pas souscrire aux «ambitions» de ce point du Conseil des ministres ! Dans quasiment tous les secteurs, et depuis très longtemps, il a été démontré que de nombreux syndicalistes profitaient de leurs positionnements pour défendre avant tout leurs propres intérêts, et souvent au détriment de ceux des autres travailleurs. Encadrer leur action est une nécessité absolue. Cela devait se faire il y a bien longtemps. Il n’est évidemment pas trop tard pour essayer d’éclaircir le rôle de chacun. Reste maintenant à savoir quels seront les modalités et les changements qui seront apportés.
Pour le citoyen lambda, il y avait dans le communiqué de la présidence au moins un point à retenir. Celui concernant le pouvoir d’achat. Ainsi, il a été préconisé de recourir s’il le faut à l’importation «à titre urgent et exceptionnel» pour «inonder le marché des produits objet de spéculation, particulièrement les produits objet de spéculation, particulièrement les produits de large consommation et les viandes blanches». C’est peut-être une bonne solution, même momentanée, pour permettre aux citoyens de ne pas subir la cherté des prix, mais c’est surtout un aveu d’impuissance. Celui des autorités devant les spéculateurs qui continuent encore et toujours de faire la loi. Toutes les menaces et grandes annonces sur la lutte contre la cherté de la vie que tout le monde constate n’ont finalement pas suffit pour changer l’état des lieux.