La collectivité locale, son fonctionnement, ses attributions et la prestation publique qu’elle  offre aux citoyens seront au cœur de la rencontre qui regroupera, aujourd’hui et demain  à Alger, le Gouvernement et les walis.

Il sera aussi question de répondre à cette interrogation de savoir si la collectivité locale peut tenir un rôle économique en contribuant au développement local tel que réclamé par les populations.
Autrement dit, il s’agit de trouver la meilleure formule de permettre à la collectivité locale de s’imposer comme un acteur viable et incontournable de la dynamique économique territoriale. La rencontre Gouvernement-walis, devenue annuelle et qui revêt une importance capitale vu les attentes qui s’expriment aussi bien par les citoyens que par les gestionnaires de la chose publique, se déroulera en cinq ateliers qui seront sanctionnés par des recommandations. Au niveau du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, on table notamment sur « une approche par les résultats dans une gestion axée sur les objectifs qu’une gestion classique basée sur la demande ».
Il faut relever que le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui avait insisté, lors de récente visite de travail à Sidi Bel-Abbés, sur « le rôle des autorités locales de réunir les conditions pour attirer l’investissement créateur de la richesse et de l’emploi ». Il a déclaré, par la même occasion, qu’on « ne peut pas compter uniquement sur la Fonction publique pour créer des postes d’emploi. Nos jeunes qui doivent faire preuve d’esprit d’entreprise et d’initiative trouveront tout le soutien et l’accompagnement pour concrétiser ses projets ».
Dans cette optique, le ministère soutient qu’il œuvre à travers le futur Code des collectivités locales à « renforcer les prérogatives des assemblées locales », selon Abderrahmane Sidini, inspecteur au ministère, qui a estimé, à la veille de rencontre Gouvernement-walis, que ce texte consacrera le «rôle potentiel» de la commune et du président de l’Assemblée populaire communale (APC).
Et tout en réfutant la thèse selon laquelle les collectivités locales «ne disposeraient pas de moyens financiers» à la mesure du développement local à réaliser, le même responsable note, à propos de la fiscalité locale, que la question « fera l’objet d’un code particulier », qui sera « un cadre juridique approprié de façon à permettre une activation des leviers économiques de la collectivité locale. Il a ajouté que l’un des objectifs de ce Code de la fiscalité locale est «d’ouvrir de nouveaux horizons aux gestionnaires au niveau local qui auront des missions potentiellement économiques», pointant du doigt, ce qu’il qualifie d’un « manque de l’esprit d’entreprenariat et d’initiative au niveau local». Pour ce qui est des prérogatives des walis-délégués, M. Sidini a indiqué qu’un décret renforçant de «manière substantielle» les prérogatives des walis-délégués «sera promulgué incessamment ».