Les médecins résidents n’ont pas souhaité réagir aux déclarations d’Ahmed Ouyahia sur leur mouvement de grève. Ils ont annoncé qu’ils restent «ouverts au dialogue» et iront à la rencontre prévue demain avec le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, au siège du ministère.

Le Premier ministre est revenu, hier lors d’une conférence de presse, sur le dossier des résidents. «On n’a pas besoin de désert médical en Algérie», a-t-il déclaré, ajoutant que «ces médecins spécialistes ont étudié avec l’argent des impôts des citoyens», c’est pour cette raison, qu’ils doivent faire passer l’intérêt des citoyens avant tout. Ahmed Ouyahia a rappelé que le ministre de la Santé a accordé des mesures incitatives à ces médecins. Il s’agit des congés maternité, de logements de fonction et de primes d’installation. Concernant le statut particulier des résidents, le Premier ministre a rappelé que ces grévistes sont «des étudiants» et qu’une commission de travail est installée pour réviser ce statut. Il est également revenu sur la question du service militaire qui, selon lui, est «un devoir national». Pour les résidents qui passent ce service, sa durée sera déduite du service civil, a-t-il rappelé. Pour rappel, une rencontre de négociations est prévue lundi entre le Collectif des médecins résidents (Camra) et le ministre de la Santé, au cours de laquelle les deux parties vont essayer de trouver un terrain d’entente après l’échec des deux dernières. Lors de la première, le 1er avril, les résidents n’ont pas accepté les propositions de Hasbellaoui. Ils ont voté pour la poursuite de la grève et ont préparé une liste de contre-propositions qu’ils ont déposée lors de la rencontre du 10 avril. La liste des contre-propositions des résidents contient plusieurs points non satisfaits ou sur lesquels les réponses ne sont pas précises. Ils insistent sur la revendication de l’abrogation de l’obligation du service civil, la dispense du service militaire, qui relève du ministère de la Défense nationale. Ils demandent, également, des clarifications sur les congés maternités, les primes d’installation et le logement de fonction.