A l’initiative du Front de la justice et du développement (FJD), les partis de l’opposition, regroupés au sein des «Forces du changement pour la protection du choix du peuple», se réunissent aujourd’hui chez Djaballah, afin de débattre de la situation politique du pays et ses derniers rebondissements. Il est aussi question d’élargir la représentation en invitant des formations politiques qui ne font pas partie de ce cadre d’organisation d’opposition.
«C’est une occasion pour nous d’analyser la situation politique du pays et d’ouvrir des pistes de réflexions sur les actions de coordination à privilégier», a indiqué une source au sein de cette structure, qui fait état de contacts avec plusieurs formations politiques en vue de donner du poids à l’initiative.
«Nous avons contacté le Mouvement de la société pour la paix (MSP), le Front El Moustakbal de Belaïd Abdelaziz et des contacts ont été engagés avec le RCD et le FFS», précise la même source.
Le groupe, qui inscrit comme finalité l’organisation d’une rencontre nationale, avec la participation de l’ensemble de la classe politique et de la société civile, pour œuvrer à trouver une solution à la crise actuelle que connaît le pays, peine, cependant, selon des indiscrétions, à avancer dans sa démarche.
Les initiateurs misaient pourtant sur l’organisation de cette rencontre nationale durant la première semaine de Ramadhan, ce qui n’a pas pu se faire pour des raisons que certains attribuent à la bataille de leadership qui marque toujours les rapports entre les formations politiques de l’opposition.
Une explication qui trouve certainement son fondement, également, dans la guéguerre enregistrée, la semaine passée, entre le MSP et le FJD sur fond d’accusations quant aux «rencontres secrètes» qu’auraient eu l’un et l’autre avec des représentants du pouvoir.
Ce qui semble, cependant, être sûr pour le moment, c’est que cette rencontre nationale ne peut pas avoir lieu durant le mois de Ramadhan, ajoute notre source, car l’initiative «a besoin de recueillir les avis favorables de la majorité de la classe politique concernée».
Pour Abdelhafid Baghdadi, du mouvement Ennahda, les «échos qui ont fait état d’un départ imminent de Bensalah ont influencé les choses et maintenu le suspens, mais c’est aussi parce que la situation politique reste floue, notamment après la détention provisoire de la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT)».
Baghdadi fera également savoir que la préparation de ladite rencontre accuse d’ores et déjà un certain retard, indiquant qu’il était question, au départ, d’entamer un travail de commission pour la préparation de l’évènement. En plus des sous-commissions prévues pour prendre en charge l’organisation et la logistique, il était même prévu qu’une sous-commission d’approche soit instaurée pour identifier les points de convergence entre les propositions formulées jusque-là afin de donner un contenu solide à la conférence. Concernant la préparation, Baghdadi parle d’«un retard important» à rattraper.A. L.