«C’est une très bonne nouvelle d’apprendre que le docteur Kamel Eddine Fekhar, après tant d’années de démêlés avec la justice, a repris ce noble métier, pour lequel il a été formé et auquel il a prêté le serment d’Hippocrate , la médecine»,

nous informe un habitant du ksar de Ghardaïa qui a assisté à la petite cérémonie de reprise de travail à laquelle étaient présent tous ses amis, notamment ses compagnons , avec lesquels il a traversé de mauvais moments, qui semblent être , désormais, derrière lui et derrière eux . «C’est un très bon médecin et nous sommes heureux de l’avoir dans le centre de soins de notre grand quartier populaire et populeux. C’est une bonne chose que de l’avoir parmi l’équipe médicale pour le bien des citoyens du quartier et de la ville», se réjouit un autre citoyen de ce quartier de Salem Ou Aïssa, où se trouve le centre de soins dans lequel exerce, depuis le 5 décembre 2017, le Docteur Kamel Eddine Fekhar. Pour rappel, le docteur Kamel Eddine Fekhar a été libéré le dimanche 16 juillet de la prison de Médéa après avoir purgé une peine de deux ans. Arrêté durant la nuit du jeudi 9 juillet 2015, soit deux jours après les sanglants affrontements du 7 juillet 2015 à Guerrara, où 22 personnes, en majorité Mozabites, ont été tuées, il a été condamné à deux ans de prison ferme pour « atteinte à la sûreté de l’Etat» et «incitation à la haine raciale». Ce n’est qu’après 23 mois passés en prison et entamé en janvier dernier 2017 une longue grève de la faim pour dénoncer sa détention sans procès, que son dossier judiciaire se décanta.
Mais auparavant, et après une grande mobilisation et une campagne de solidarité en sa faveur, dont une longue marche entamée par son avocat, Me Debouz, que Kamel Eddine Fekhar a décidé de suspendre sa grève en avril de la même année. Son procès a eu lieu le mois d’après. Ayant totalement purgé sa peine de deux années fermes, il a été remis en liberté le dimanche 16 juillet 2017. Il vient de reprendre cette noble place qu’il mérite largement, celle de se mettre au service de ses malades et de porter aide et assistance à l’humanité souffrante, tel qu’énoncé dans le serment d’Hippocrate.O. Y.