Le Directeur général de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (Cnas), Abderrahmane Lahfaya, a annoncé, hier, qu’une enveloppe de 24 milliards de dinars a été allouée au remboursement des tests de dépistage coronavirus Covid-19 durant le premier semestre 2021, soit de la période s’étalant de ce mois de janvier au mois de juin prochain.
Le Directeur général de la Cnas a souligné que le remboursement exceptionnel, sur instruction du président de la République, concerne les tests de dépistage coronavirus PCR, les tests antigéniques et par scanner et qu’il est effectif depuis le 1er janvier 2021. Il a rappelé que tel que cela avait été annoncé par le Premier ministre, le test PCR est remboursé à hauteur de 3 500 DA, tandis que pour le test par scanner il est de 5 000 DA et pour les tests antigéniques, il est de 1 500 DA.
S’exprimant dans l’émission matinale de Chourouk Tv, Abderrahmane Lahfaya a également expliqué, concernant la procédure de remboursement des tests de dépistage coronavirus, que les assurés sociaux devront simplement présenter l’ordonnance et le rapport médical pour obtenir l’indemnisation. Cette mesure entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2021, pour une durée de six mois, est renouvelable en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique, a-t-il aussi précisé. Il a également indiqué que la compensation des charges liées aux examens du coronavirus sera de 100% quel que soit le taux de couverture sociale.
Il est à souligner que dans les laboratoires privés, les prix moyens du scanner thoracique tournent autour de 8 000 DA, ceux des tests PCR varient entre 12 000 et 18 000 DA et les tests antigéniques sont estimés à 3 800 DA. Certes, il y a eu des conventions avec certains laboratoires privés et le ministère de l’Industrie pharmaceutique pour plafonner les prix des tests PCR autour de 9 000 DA, mais pour le moment cette formule ne concerne qu’une dizaine de laboratoires et n’est pas encore disponible au niveau de toutes les wilayas. Cette formule de remboursement par la Cnas équivaut à près de 50 % des prix des tests liés au dépistage du coronavirus, un taux réclamé depuis des mois par les différents syndicats des professionnels de la santé ainsi que des laboratoires privés.
Par ailleurs, concernant les cartes Chifa, blacklistées à cause des fraudes à la carte, notamment par certains pharmaciens qui détournent ces cartes pour toucher des indemnisations frauduleuses, il a déclaré que dans le contexte de la pandémie, l’Etat a décidé de geler le blocage de ces cartes pour le moment afin que tous les malades soient à égalité en termes de couverture sociale.
Evoquant la trésorerie de la Cnas qui, durant les années précédentes, souffrait d’un déficit flagrant, Abderrahmane Lahfaya a affirmé que « la trésorerie de la Cnas se porte bien, nous n’enregistrons pas de difficulté encore, mais j’espère que cette pandémie ne durera pas plus longtemps ».
18 milliards de dinars d’arrêts maladie
Ainsi, il a précisé que durant l’année 2020, la Cnas a enregistré 13 millions d’indemnités journalières pour congés maladie équivalant à 18 milliards de dinars. La Cnas a assuré cette année près de 221 milliards de dinars rien que pour le médicament. Il a aussi rappelé qu’il y a 25 millions d’Algériens inscrits à la Cnas, tout en insistant sur l’importance de l’inscription qui est un droit fondamental. Rappelons qu’en 2018, les dépenses de la Cnas ont atteint 310 milliards.
Dans le contexte de la pandémie marquée par le confinement et la distanciation sociale, le Directeur général de la Cnas s’est félicité de l’outil mis à la disposition des assurés sociaux, soit la déclaration de congé de maladie, par voie électronique via l’application « El Hanaa », afin de limiter les déplacements aux niveaux des agences Cnas.
Evoquant les soins à l’étranger, et plus précisément les dettes de la Cnas vis-à-vis des structures hospitalières étrangères, Abderrahmane Lahfaya a insisté que toutes les dettes ont été assainies par l’Algérie. Il a aussi indiqué dans ce sillage que la Cnas reçoit entre 1 300 et 1 500 demandes de transfert pour des soins à l’étranger, un chiffre en diminution par rapport aux années précédentes. n