Les partis politiques divergent par rapport au remaniement gouvernemental partiel opéré, hier, par la Présidence de la République.

C’est ainsi qu’il est accueilli favorablement par les formations de l’alliance présidentielle, en l’occurrence le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND). Si, au parti d’Ould Abbès, l’heure est au satisfecit compte tenu de la nomination de Mahdjoub Bedda, ancien député de Médéa et ex-ministre de l’Industrie, au poste de ministre chargé des Relations avec le Parlement, au RND, on ne trouve pas à redire au fait qu’il n’y ait pas de nouvelles nominations de ministres du parti. «Le RND s’inscrit dans la démarche du Président de la République. Nous nous félicitons de ce remaniement et nous souhaitons que les nouveaux membres du gouvernement ramènent un plus dans leur secteur », explique Chihab Seddik, responsable de communication au parti. Aussi, il fera remarquer que « la présence du RND au sein du gouvernement n’est absolument pas liée au nombre de sièges que nous avons ». Précisant que « le Président a les prérogatives constitutionnelles à la fois pour juger, arbitrer et nommer les responsables qu’ils voient à la hauteur de la mission ». Au Front des forces socialistes (FFS) Mohamed Hadj Djillani, premier secrétaire national au parti, lance sans tergiverser : «Ces changements ou ces remaniements du gouvernement ne nous intéressent pas, tant que ce pouvoir est toujours en place. Nous sommes préoccupés par la situation du pays, notamment par la situation sociale du pays et surtout par la grève des résidents qui sont en train de se débattre sans que le ministère n’apporte de solutions à leur situation. » Le Mouvement de la société pour la paix (MSP), par la voix de son responsable de la communication, Mohamed Bénadjemia, soutient : «Nous sommes moins intéressés par les noms des ministres nommés que par la politique suivie». «Que signifie le fait d’enlever quatre ministres et de les changer par quatre autres ?», interroge-t-il. Avant de répondre : « Ce n’est pas un changement fondamental parce qu’il n’y pas un changement dans la vision des choses et des politiques menées.» «Ce qui nous importe le plus est de voir comment les membres du gouvernement opèrent pour mettre fin à la crise et aux difficultés rencontrées par les citoyens», soutient-il. Le RCD de Mohcene Belabes et Nahda de Mohamed Douibi n’ont pas, pour leur part souhaité réagir à ce remaniement ministériel.