La problématique de l’hygiène publique en milieux confinés revient au-devant de la scène locale ces derniers jours, surtout concernant l’état des abattoirs communaux de la wilaya de Relizane qui pâtissent du manque d’entretien et du suivi d’un cahier des charges rigoureux au moment de l’abattage des bovins.

C’est l’Inspection vétérinaire de la Direction des services agricoles qui a tout récemment relancé la polémique, en annonçant la fermeture d’une dizaine d’abattoirs ne répondant plus aux normes dans le but de protéger la santé des consommateurs. Ces derniers sont le plus souvent les dindons de la farce car ils paient cash les pots cassés des risques d’infections et de dysfonctionnement dans le protocole d’hygiène à l’heure de passer à table après avoir acheté quelques grammes de viande rouge au prix fort. D’ailleurs, la hausse vertigineuse du prix de cet aliment de « luxe » ne s’expliquerait-elle pas par la baisse de l’offre du fait de l’indisponibilité justement de ces dizaines d’abattoirs sortis in facto du circuit de la chaîne du sacrifice rituel légal pratiqué généralement à partir de haché et cédé actuellement à 1 600-1 700 DA dans les boucheries de quartiers contre 1 300 DA il y a à peine un mois ? Datant pour la plupart de l’ère coloniale, ces abattoirs communaux arrivent à bout de souffle au sens propre comme au figuré par l’absence totale d’entretien. Car, oui les faits sont têtus malgré les assurances des responsables du secteur du commerce, à l’image du directeur local et notamment à l’approche de la période du Ramadhan, qui tente chaque année d’envoyer en direction des citoyens un message de «confiance», la réalité des chambres froides fait parfois froid dans le dos ! L’abattoir de Relizane ne dispose que d’une seule chambre insuffisante pour le bon fonctionnement des opérations d’abattage.