En application d’une directive de la direction générale, l’agence de la Caisse nationale d’assurance sociale de Relizane organise en son siège de wilaya sur quatre jours, et ce depuis lundi, des journées d’information sur les personnes aux besoins spécifiques sous le slogan « les handicapés au cœur des préoccupations de la Cnas ».

Au premier jour déjà, cette manifestation a été marquée par une grande affluence des personnes ciblées dont certaines n’ont pas hésité à faire le déplacement depuis de lointaines localités. Il y avait quelque chose d’émouvant dans cette cohue que les halls du siège de la direction avaient du mal à contenir, c’est qu’on avait jamais vu autant de handicapés sur leur chaises roulantes réunis au même endroit. Ils n’arrêtaient pas de se mouvoir sur leur machine pour obtenir de plus amples renseignements sur cette rencontre dont ils ne voulaient rien rater. La disponibilité de tout instant des agents qui étaient pour ainsi dire « aux petits soins » de tous ces hommes et femmes atteints d’une infirmité innée ou contractée venus chercher la moindre information qui serait utile pour améliorer leur sort, ne semblait pas calmer l’ardeur débordante de tout ce beau monde. « Nous avons été franchement surpris par le nombre de handicapés qui se sont présentés à ces journées d’information que nous avons organisées à leur intention. L’objectif poursuivi par cette rencontre, que nous avons étalée sur quatre journées, est surtout d’éclairer les personnes handicapées sur les avantages qui leur sont proposés par la Caisse ainsi que par l’Office national d’appareillage et accessoires pour handicapés (ONAAPH) à la faveur de la convention qui existe entre les deux organismes. Notre tâche est de recenser à notre niveau les personnes handicapées en manque de quelque chose, comme par exemple le fait de se faire poser une prothèse ou de se faire livrer un fauteuil roulant ou d’avoir besoin d’une simple opération chirurgicale et de les envoyer à l’ONAAPH, qui est censé leur offrir, gratuitement bien sûr, l’appareil qui leur fait défaut ou de les faire prendre en charge par la clinique de la Cnas implantée à Oran, sinon par le centre psychopédagogique de Bordj El Bahri, pour les cas souffrant de handicap mental. Il reste qu’il faut bien déterminer et identifier les cas réels de handicap pour éviter les risques de confusion, car c’est la caisse qui paye la facture de leur prise en charge. Ceci ne nous a pas, cependant, empêché de prendre en charge sur place certains problèmes soulevés par nos visiteurs qui sont repartis finalement très satisfaits », nous a déclaré Djamel Mikhissi, le directeur de l’agence, non sans encenser le rôle des médias qui, d’après lui, aident beaucoup à la diffusion de l’information qui intéresse spécialement la Cnas.