Des dizaines de villageois de Khechab, relevant de la commune de Bendaoued, au nord de la ville de Relizane, ont observé, avant-hier dimanche, un sit-in devant l’entrée principale du siège de la wilaya pour exprimer leur ras-bol en dénonçant leur mal de vivre depuis la création de leur localité en 1978.

Les villageois en colère protestaient justement contre l’infiltration des eaux usées à l’intérieur des maisons. La seconde revendication brandie, par les manifestants concerne le programme d’aménagement urbain engagé dans leur localité et le quota de logements ruraux dont a bénéficié leur localité. Selon ces derniers : «Nous vivons au cœur de la commune, mais le visiteur qui traverse notre cité se croit en pleine zone déshéritée, tant rien ne donne l’impression qu’en 2018, on attend toujours l’éclairage public», souligne notre interlocuteur. Brossant un tableau peu reluisant du cadre de vie du douar, il signale que l’éclairage public est inexistant, et sans aucun espace vert ou autre lieu de détente pour les enfants… Cette lamentable situation, notamment l’absence d’éclairage, «a laissé un champ ouvert aux délinquants et aux multiples agressions commises de nuit contre les villageois pour voler leurs cheptels chaque fois signalées à la brigade de la Gendarmerie nationale». Contactés à ce sujet, les élus locaux de la commune signalent de leur côté que «le projet de ce douar pour prendre en charge ce problème épineux est inscrit pour les mois prochains. Le secrétaire général de la wilaya, accompagné des services de sécurité, a pu les convaincre à négocier avec les manifestants pour aboutir à la libération de la porte et a promis des jours meilleurs et plus de satisfaction.