Mille cinq-cents habitations précaires sont recensées dans la wilaya de Relizane, abritant pas moins de 2 700 familles. De ces habitations, 1 000 sont construites en briques et en parpaings sans chaînage, alors que 485 sont constituées de matériaux hétéroclites et 15 autres élevées à l’aide de pierres,

toub et terre dégradée. En outre, 104 sites précaires, appelés communément cités bidonvilles, sont enregistrés à travers la wilaya. C’est ce qui ressort d’une étude présentée dernièrement devant les membres de l’APW locale, précisant que 38 communes sont concernées par ce phénomène qui continue ainsi à sévir malgré tous les efforts des pouvoirs publics afin de l’éradiquer. En effet, plusieurs actions ont été engagées dans ce but, notamment dans les différents programmes de logements sociaux 2016 et 2017. Cela dit, ces projets restent tributaires du choix des terrains. Par ailleurs, l’Etat, dans le même objectif d’éradiquer l’habitat précaire, a investi dans d’autres formules permettant l’acquisition d’un logement dont l’aide à l’habitat rural et au logement socio-participatif. Force est de constater, en effet, qu’en dépit de toutes ces mesures, la précarité continue à frapper de plein fouet des familles entières. Celles-ci continuent de souffrir le martyre. Il faut dire qu’elles n’ont d’autre choix qu’attendre « un signe » de l’Etat dans la mesure où construire une maison avec ses propres moyens relève du miracle devant les prix exorbitants des matériaux. Encore heureux que ces matériaux aient enregistré une baisse que certains « osent » qualifier de sensible. Celle-ci reste toutefois insignifiante pour ce salarié qui joint difficilement les deux bouts étant donné que le pouvoir d’achat demeure très faible, le chômage faisant également des siennes. La pauvreté est loin d’être totalement chassée de la ville, notamment dans les habitats précaires où les habitants sont appelés ainsi à affronter les nigueurs d’hiver mais aussi la crainte de voir leurs demeures s’effondrer lors des intempéries. En fait, ceux-ci espèrent que leur « unique chance » d’avoir un logement et de se sortir ainsi du marasme qu’ils vivent au quotidien, est que l’Etat accélère la cadence des afin de mettre fin à leur calvaire