Le plan de relance socio-économique, discuté dimanche dernier en Conseil des ministres, fera l’objet d’une rencontre tripartie qui réunira les membres du gouvernement en charge des portefeuilles économiques, les syndicats et les organisations patronales.

L’annonce a été faite, mardi, par les services du Premier ministre. «Monsieur le Président de la République a instruit le Premier ministre à l’effet de préparer une rencontre sur le plan national de relance socio-économique, qui doit se tenir les dimanche et lundi 16 et 17 août 2020», lit-on dans un communiqué, diffusé par les services du Premier ministère. Cette rencontre regroupera «les membres du Gouvernement chargés du développement et de la relance économique, les opérateurs économiques, les banques et institutions financières ainsi que les partenaires sociaux, à travers les organisations syndicales de travailleurs et patronales». Elle a pour objectif «la consolidation du plan national de relance socio-économique, l’édification d’une nouvelle économie nationale sous-tendue par la diversification des sources de croissance, l’économie du savoir, la transition énergétique et la gestion rationnelle des richesses nationales», précise le communiqué. Il s’agit, en un mot, de l’organisation d’une rencontre tripartie qui aura pour objectif de débattre et d’enrichir le plan de relance socio-économique, examiné dimanche dernier en Conseil des ministres. Bien évidemment, en plus du ministre des Finances, les ministres de l’Industrie, des Mines, de l’Energie et du Commerce prendront part à cette rencontre. Du côté du patronat, il est question de convier les partenaires traditionnels, à savoir le FCE, la CAP, la CNPA, la CIPA et la CGEA. Le suspense demeure intact du côté des représentants des travailleurs car, jusqu’ici, seule l’Union générale des travailleurs algériens était conviée aux tripartites regroupant les précédents gouvernements et ses partenaires sociaux. Quoi qu’il en soit, cette tripartite est une première sous Abdelmadjid Tebboune, dont l’ordre du jour sera axé exclusivement sur le plan de relance socio-économique. Le Conseil des ministres a précisé, dimanche dernier, les contours du nouveau chemin dans lequel le pays sera projeté pour faire face à la crise économique et sociale. Ce plan de relance socio-économique a pour finalité «l’édification d’une nouvelle économie nationale sous-tendue par la diversification des sources de croissance, l’économie du savoir et la gestion rationnelle des richesses nationales», lit-on dans le communiqué sanctionnant les travaux dudit Conseil. Le chef de l’Etat a donné à l’occasion des instructions pour la mise en place d’une commission présidée par le Premier ministre et regroupant les partenaires sociaux et les opérateurs économiques qui aura pour objectif «d’évaluer les incidences causées par la pandémie du Coronavirus sur l’économie nationale». «Elle fera rapport comme premier point à l’ordre du jour de la prochaine réunion du conseil des ministres», a souligné le communiqué en question. Les startups, les mines, l’industrie, l’énergie et les finances sont les priorités du plan de relance socio-économique. Un fonds spécial est en cours de création aux fins de soutenir les micro-entreprises et les startups. S’agissant du secteur de l’énergie, la feuille de route du nouveau ministre, Abdelmadjid Attar, s’articule essentiellement autour de l’impératif de rehausser les niveaux de production à travers «la relance des activités de prospection» et «la récupération des réserves existantes». A la même occasion, le chef de l’Etat a donné instruction pour amorcer un audit profond de Sonatrach pour sa meilleure efficience opérationnelle et gestion managériale. Pour l’industrie, le plan de relance socio-économique donne la priorité aux secteurs de la transformation et aux startups. Il est question également de mettre en place un «vrai guichet unique qui aura toute l’autorité pour engager et guider l’investissement au lieu et place des anciennes structures». Le secteur minier devrait être un axe de développement stratégique, puisqu’il est question désormais d’exploiter l’ensemble des richesses minérales que regorge le pays. Idem pour l’industrie pharmaceutique qui aspire désormais à couvrir 70% des besoins en médicaments et à économiser près d’un milliard de dollars d’importation de produits pharmaceutiques à l’horizon 2021. Pour les besoins d’accompagner la mise en application du plan de relance, le secteur des Finances devrait injecter 1000 milliards de dinars et 10 milliards de dollars dans l’économie. Le secteur des Finances se projette dans la relance de la réforme bancaire et financière, de soutenir la balance des paiements à travers de nouvelles restrictions des importations … des mesures qui devraient se traduire par une économie de 20 milliards de dollars d’ici fin 2020, lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres. Ce plan de relance socio-économique devrait être ainsi soumis à l’appréciation des partenaires sociaux, dont une réunion est prévue pour le 16 et 17 août prochain. <