Les partis politiques, membres de l’Alternative démocratique, ont appelé hier à des « actions pacifiques et dans l’union » dans le cadre du rejet de l’élection présidentielle, recommandant la vigilance afin « de déjouer toutes les manipulations de division ».
Dans une déclaration rendue publique hier, dernier jour de campagne, l’Alternative démocratique, que composent le FFS-RCD, PST, PT, MDS, PLD, UCP et la LADDH, a fait part du souhait que la semaine du 8 au 13 décembre 2019 soit celle d’une « forte mobilisation politique autour d’actions citoyennes et pacifiques ».
« Voilà bientôt dix mois que des millions d’Algériens manifestent pacifiquement pour dire ‘non’ au maintien du système qui a mené le pays à l’impasse, revendiquer l’exercice effectif de la souveraineté populaire en vue de réaliser l’Etat démocratique et social et être maîtres des choix du pays dans les domaines politique, économique et social », souligne le même document.
Le document en question a valeur, en effet, d’un appel à « une forte mobilisation pacifique de rejet de l’élection du 12 décembre 2019 ». L’Alternative démocratique soutient dans ce sens que « le pouvoir de fait, par la ruse, la diversion, la fermeture politique et surtout par la répression, a tout fait pour détourner la révolution populaire de ses objectifs et permettre au système de se régénérer et se perpétuer ». « C’est dans cette optique que s’inscrit la parodie électorale programmée pour le 12 décembre 2019 et dont l’issue ne pourra être qu’une pâle copie du système rejeté, qui a dilapidé les ressources de la nation et mis en danger la cohésion nationale et sociale et la pérennité de l’Etat », ont estimé les membres de l’Alternative démocratique opposés à ce processus électoral.
Le même conglomérat des formations politiques de la mouvance démocratique fait ainsi état qu’une « concertation a été engagée entre les forces du pacte de l’Alternative démocratique et certaines organisations syndicales et associatives sur les formes d’actions à entreprendre pour s’opposer au passage en force du pouvoir ». D’où l’appel lancé aux Algériens à « continuer à exprimer pacifiquement et dans l’unité, le rejet de la parodie du 12 décembre 2019 et à être vigilant afin de déjouer toutes les manipulations de division ».
Dans ce cadre, l’Alternative démocratique a fait part de son adhésion « à toutes ces formes d’actions pacifiques projetées par le mouvement populaire, y compris la grève générale » dont les appels ne cessant d’être lancés sur la toile à l’approche du scrutin présidentiel. « Toutefois le service minimum doit être assuré dans les secteurs névralgiques », suggère l’Alternative démocratique.
Pour cette alliance des partis de la mouvance démocratique, « la construction de l’Etat de droit, des libertés et de la justice sociale, projetée par nos parents et pour laquelle nous luttons encore aujourd’hui, exige de la détermination et de la persévérance mais aussi de la vigilance ». D’où son insistance à rester « mobilisés, unis et pacifiques avant, pendant et après le 12 décembre 2019 ».
Une recommandation qui intervient au moment où le processus électoral aborde son étape décisive après le baisser de rideau de la campagne électorale qui a vu les 5 prétendants à la magistrature faire le tour d’Algérie pour convaincre les citoyens d’aller voter le jour J.
Les partis formant l’Alternative démocratique ont, faut-il le rappeler, plaidé depuis le début de la crise pour une «transition démocratique» en phase avec les revendications portées par le mouvement populaire.