La hausse qu’enregistre la contamination quotidienne à la Covid-19 n’a pas laissé indifférents de nombreux Algériens qui retrouvent leurs habitudes comportementales des premières semaines de la pandémie. Mais, parallèlement, des comportements d’insouciance persistent dans certains lieux publics, y compris chez quelques commerçants où les règles sanitaires de circonstances ne sont point respectées, alors qu’il y va de la santé publique.
Et si cette vigilance retrouvée est un bon signe de nature à contribuer à affaiblir la propagation du virus, la négligence visible à travers certains comportements est en parfaite inadéquation avec les urgences de l’heure. D’autant plus qu’une semaine auparavant, la tendance était plutôt baissière et qu’un effort sur soi et une adhésion aux règles de prévention auraient renforcé cette tendance.
Mais de cause à effet, nous assistons, depuis quelques jours, à une augmentation des cas de contaminations, forçant les citoyens à faire preuve de vigilance notamment dans les espaces publics où il est loisible de constater des personnes avec des bouteilles de gel hydroalcoolique tout en surveillant leur milieu immédiat.
Cette vigilance peine, cependant, à susciter la large adhésion populaire à laquelle appellent désormais les voix officielles ainsi que les professionnels de la santé, qui ne souhaitent pas un retour à la case départ, ce scénario aux conséquences plus que douloureuses.
En effet, un tel scénario équivaudrait à une réhabilitation des mesures de restrictions multiples et leurs désagréments bien que le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, écarte une telle issue.
Ce n’est néanmoins pas une raison pour ne pas mobiliser les citoyens sur la nécessité de se conformer aux règles de prévention. Surtout que des professionnels de certaines activités qui n’ont pas été autorisées à reprendre crient leur exaspération après plusieurs mois d’inactivité. C’est le cas notamment des transporteurs inter-wilayas, du métro dans le cas de la capitale, les vendeurs de boissons alcoolisées dont les professionnels ne cessent de porter leur cri de détresse sur la place publique. Mais visiblement, il y a un sérieux risque à ce que les activités autorisées à reprendre service ces derniers mois soient appelées à baisser rideau si jamais la pandémie continue sa tendance haussière.
D’où l’impératif pour tout le monde de faire preuve de vigilance et d’œuvrer à la généralisation des comportements préventifs en ces temps de doute quant à une périlleuse deuxième vague de contamination. L’urgence se situe manifestement à deux niveaux. Il s’agit d’abord de consolider la reprise de certaines activités où le besoin de sensibilisation, voire de contrôle, tend à se révéler nécessaire notamment à l’égard des gérants de ces espaces où le respect des règles n’est plus à l’ordre du jour. Il s’agit ensuite de renforcer ce qui est « acquis » pour le moment afin de pouvoir appréhender les prochaines semaines avec sérénité surtout que des échéances se profilent à l’horizon particulièrement le rendez-vous de ce mercredi (21 octobre) qui marquera le coup d’envoi de la rentrée scolaire pour les élèves du cycle primaire.
Incontestablement, cette rentrée scolaire prend plus que jamais les allures d’un véritable test dans le processus de lutte et de gestion de la pandémie et la hausse des cas de contaminations quotidiennes ne fait que conforter les doutes et appréhensions qu’expriment différents acteurs du secteur.
Ce qui met davantage de pression sur la tutelle. Mais qui n’absout pas la responsabilité citoyenne de tout un chacun en pareille circonstances exigeant de ne pas baisser la garde. La bataille contre la Covid-19 est loin d’être gagnée.