PAR MILINA KOUACI
Le débat sur la réforme du système éducatif et des examens nationaux refait surface. Des syndicats mettent en avant l’importance de la réforme du système d’évaluation et des programmes et l’allègement du cartable, notamment dans le cycle primaire.
Le président de la République a, entre autres, instruit le ministère de l’Education de lancer des concertations sur le poids du cartable, qui passe, selon des acteurs sociaux, par l’allégement du programme dans le primaire, la réforme du système et des examens nationaux.
Le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) a réitéré sa demande de réforme du système éducatif, la révision des programmes pédagogiques en associant les pédagogues et acteurs du secteur. La réforme devra commencer par le cycle primaire. «Tous les ministres qui se sont succédé ont essayé d’engager des réformes, mais n’ont apporté que quelques changements et retouches». Le syndicat estime que la révision du système des examens de fin de cycle et des programmes d’enseignement est impérative. Une revendication soutenue par l’ensemble des syndicats. Il insiste sur la réforme de tout le système d’évaluation et propose le réaménagement des horaires de l’examen du bac. Pour cette formation syndicale, il est inacceptable que l’élève de fin de cycle moyen passe quatre épreuves en une journée basée sur la mémorisation. Quant aux élèves du cycle primaire, ils font 13 matières basées sur la mémorisation et en fin de cycle, ils ne sont examinés que sur 3 matières alors que ceux du bac sont soumis à un stress quotidien de cinq jours. Le Satef suggère ainsi de limiter les examens de fin de cycle aux seules matières essentielles.
Le président du Syndicat national des directeurs des écoles primaires (Snadep), Abdelkrim Gaïd, salue les décisions du Président, notamment celles liées aux écoles primaires. Ce dernier propose des mesures organisationnelles et pédagogiques pour alléger le cartable et plaide pour la révision des programmes et l’enseignement de l’anglais sans l’exclusion du français. «Nous avons demandé d’équiper chaque classe de rangement où les élèves gardent les manuels scolaires», dit M. Gaïd. Ce dernier a, dans un autre contexte, appelé à la libération des écoles primaires de la gestion financière des Assemblées populaires communales (APC) et préconisé de les mettre à la charge d’un office national des oeuvres scolaires. Pour rappel, le président de la République a ordonné l’année passée d’exonérer les collectivités locales classées «pauvres» des dépenses de restauration et d’équipement des écoles et des cantines scolaires.