Réuni jeudi sous la présidence du Président par intérim du parti Abdelkader Saadi, le Bureau politique de Talaie El Hourriyet s’est exprimé – à demi-mot – sur le prochain référendum portant projet de révision constitutionnel. Le Bureau politique annonce ainsi que la «question» sera prochainement «soumise» à la base du parti, dans le but de déterminer «l’attitude à adopter sur le référendum du 1er novembre 2020». Une position politique qui sera ainsi connue dans les prochains jours à l’issue de «congrès» du parti. Bureau politique de Talaie El Hourriyet, qui s’est en effet réuni jeudi au niveau du «siège national» pour la «préparation du premier congrès du parti», prévu les 9 et 10 octobre 2020. Le communiqué du parti explique que la discussion a porté sur la «loi portant projet de révision de la Constitution publié le 16 septembre 2020 au Journal Officiel n° 55». Talaie El Hourriyet, qui ne donne pour le moment aucun avis tranché sur la question, exprime cependant – entre les lignes- un certain étonnement quant à la procédure suivie par le gouvernement. Le communiqué, qui rappelle en ce sens que le parti avait formulé des commentaires et propositions sur la plate-forme portant avant-projet de révision constitutionnelle, ajoute que Talaie El Hourriyet «s’attendait à une deuxième lecture du projet incluant les auteurs des propositions d’amendement».
Le parti annonce également que le Bureau politique «soumettra la question du projet de révision constitutionnelle et l’attitude à adopter sur le référendum du 1er novembre 2020 au Premier Congrès du parti». Le Bureau politique de Talaie El Hourriyet rappelle, par ailleurs, la teneur du mémorandum qu’il a adressé à la Présidence de la République en juillet dernier. Incitant notamment à prendre en compte «le contexte politique, économique et social qui a conduit à la révolution populaire démocratique pacifique qui a signifié au régime politique en place sa fin de parcours». Le changement «radical et global» impliquera selon Talaie El Hourriyet «la réhabilitation de la citoyenneté et de la souveraineté populaire, la transformation de l’Etat national en Etat de droit, la refonte de l’ordre constitutionnel et institutionnel de manière que l’exercice des responsabilités politiques soit soumis en permanence au contrôle, à la reddition des comptes et à la sanction». <