Le président de l’Autorité nationale indépendante des élections, Mohamed Chorfi,
a assuré, hier à la Radio nationale, que tout sera prêt pour assurer l’organisation
et l’encadrement du référendum sur la Constitution, prévu le 1er novembre.

Cette instance, selon lui, ne manque ni de compétences ni de moyens pour assumer cette mission. «D’autant plus que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune s’est décidé pour la création d’un comité gouvernemental dont le rôle est d’accompagner l’Autorité d’un point de vue logistique. Ce comité n’interviendra pas dans le travail de l’Autorité. Il fournira juste les moyens logistiques dont l’Autorité a besoin dans l’organisation et le suivi du référendum, en matière de restauration, de transports, d’urnes…», précise-t-il.
En matière de compétences, il assure que l’Autorité a tout ce qu’il faut et qu’elle vient de mettre en place une commission chargée des nouvelles technologies. Le référendum, soutient-il, verra le lancement des inscriptions électorales en ligne ainsi que l’assainissement numérique du fichier national électoral. Il est exclu, toutefois, le recours au vote par internet car, selon lui, cette méthode manque de fiabilité, de transparence et pourrait conduire à une éventuelle fraude.
«Le référendum sera organisé sur la base d’une vision purement scientifique. Même si 66 jours sont un laps de temps court pour organiser un tel événement, on compte bien relever le défi comme on l’a fait pour l’élection présidentielle», indique-t-il. Rappelant que n’était la pandémie du coronavirus, le référendum se serait tenu au cours du premier trimestre de cette année. Le président de la République, souligne-t-il, s’est engagé auprès des citoyens pour la naissance d’une nouvelle Algérie. «Par ce référendum, le chef de l’Etat aspire à ce que les citoyens votent avec conviction. En dépit de la pandémie, il a tenu à rencontrer les différentes parties concernées par le projet de la Constitution», dit-il. Une fois que le décret présidentiel relatif à ce référendum sera publié en septembre, poursuit-il, les choses vont s’accélérer et les conditions de la tenue du référendum seront plus claires. «Pour le moment, nous ne savons pas encore comment ça va se dérouler. Quand le décret sera promulgué, des mesures d’urgence seront certainement prises pour accélérer le processus», fait-il savoir.
Interpellé sur les urnes itinérantes, il a indiqué que ce sera aux délégués locaux de l’Autorité d’en décider en fonction des besoins. «Nous allons réduire au maximum le nombre d’urnes mais nous ne pouvons pas les exclure dans les régions les plus reculées», explique-t-il, signalant que l’Autorité compte faire appel à la société civile pour encadrer le référendum comme lors de l’élection présidentielle. A ce propos, il ajoutera que 45 000 personnes, des universitaires, se sont portées volontaires pour encadrer le référendum. n