Pas moins de 60 experts algériens ont été formés au Japon sur les gestions des catastrophes naturelles dans le cadre d’un programme de coopération entre l’Algérie et le Japon, a indiqué lundi à Alger, le délégué national aux risques majeurs au ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du Territoire, Hamid Arfa. Ces experts formés depuis les années 1990 par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) sont répartis sur les institutions et organismes nationaux et mettent en application leurs connaissances acquises lors de leurs formation au Japon dans le domaine de la réduction des risques des catastrophes, a indiqué à l’APS M. Arfa, en marge d’un séminaire sur «la réduction des risques de catastrophes». Il a dans ce sens relevé «qu’une feuille de route régit la coopération algéro-japonaise dans le domaine de la formation et la coopération dans la gestion des grands risques dans le cadre d’un plan de travail à court et moyens termes’’. Mettant en avant «la grande expérience’’ du Japon dans la gestion et la réduction des risques des catastrophes, M. Arfa a souligné que ces rencontres ‘’périodiques et en continu’’ permettent le partage des expériences entre les deux parties, mettre à jour les connaissances en la matière et présenter des plans et feuilles de route de gestion des risques. De son côté, le conseiller de l’Ambassade du Japon en Algérie, Hiroki Ishida, a relevé que ce séminaire constitue ‘’une opportunité pour un échange d’expériences et de défis en matière de mise en œuvre de mesures pratiques pour la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles’’, assurant que ‘’la JICA souhaite également partager son savoir-faire, envisager une coopération qui tire parti des atouts du Japon et approfondir davantage la coopération entre nos deux pays’’. A ce titre, M. Ishida a mis en avant la coopération algéro-japonaise, ‘’une coopération qui dure depuis un demi-siècle (…) et qui s’est diversifiée par l’intermédiaire de mécanismes divers, dans des domaines multiples tels que la pêche, l’environnement, la prévention contre les catastrophes naturelles et les énergies renouvelables’’. Au cours de ce séminaire, organisé conjointement par la JICA et la Délégation nationale aux risques majeurs (DNRM), l’ingénieur Narimane Derris du Centre national des technologies de production plus propre (CNTPP) a présenté une communication sur la réduction des risques des catastrophes dans la zone d’Afrique, mettant en pratique l’essentiel de sa formation de 45 jours au Japon sur ce thème.
La conférencière a présenté et énuméré des alternatives à prendre en considération dans l’élaboration d’une stratégie de réduction des risques des inondations et des techniques adoptées dans le sillage des actions anticipatives qui permettent également de protéger l’environnement. De sa part, le chef de service prévention à la direction de la protection civile de la wilaya de Guelma, Samir Fertas a présenté une communication, mettant en avant le côté pratique de sa formation au Japon sur la gestion des risques au niveau local. M. Fertas a souligné à l’APS que la même approche a été exploitée dans l’élaboration d’un plan de réduction du risque des feux de forêts dans les wilayas d’El Tarf, Guelma et Souk Ahras, relevant que la disponibilité des données sur ce thème a guidé le choix de ces villes. Il a ajouté que les services de la protection civile, en collaboration avec d’autres organismes et institutions concernés, assurent périodiquement aux élus des Assemblées populaires communales (APC) des formations cycliques pour aborder les risques des catastrophes naturelles dans une commune ou région ainsi que les méthodes anticipatives pour réduire ces risques. Aussi, des exercices de simulation sur l’intervention de ce corps constitué lors d’un sinistre, sont programmés périodiquement pour ‘’actualiser et perfectionner le plan de gestion des risques’’, a-t-il ajouté. <