Propos recueillis
par Khaled Remouche
«Avec les experts et les représentants d’institutions publiques et du patronat et dans le cadre des prérogatives du Cnese, érigé comme pôle de réflexion et de dialogue, nous avons ouvert des dossiers comme celui de l’accession de l’Algérie à l’OMC. Nous avons jugé que ce dossier devait être ouvert aujourd’hui parce que l’Algérie a rempli plusieurs conditions exigées par l’OMC pour accéder à cette organisation.
En juin 2021, Kamel Rezig, le ministre du Commerce, a évoqué devant ses pairs africains la possibilité de reprise du processus d’adhésion de l’Algérie à l’OMC. Sur la base de tout cela, on a examiné ce dossier et on lui a conféré une grande importance. En effet, l’Algérie est parvenue à lever plusieurs obstacles qui entravent son adhésion. On ne discute pas, aujourd’hui, si on va adhérer ou pas à l’OMC. Il s’agit seulement d’un dialogue et d’une concertation. Il s’agit de laisser des personnes, notamment des experts, s’insérer dans ce processus de réflexion sur le sujet : «l’Algérie et l’OMC, quel avenir?» Il s’agit de règles de l’OMC sur le commerce international que nous respectons, d’autres que nous devons respecter. L’Algérie était à l’avant-garde dans les discussions dans les années 90 sur le GATT et présente, en 1995, à la conférence naissance de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Il s’agit aujourd’hui de réfléchir sur les outils qui permettent d’accéder à cette organisation. L’Algérie a des atouts pour y accéder mais, également, des handicaps. L’OMC compte 164 pays membres. Les 30 pays qui sont en marge de cette organisation veulent y adhérer.
Après la pandémie, les organisations internationales tentent de redessiner la carte commerciale du monde (qui trace notamment les flux commerciaux et les nouvelles tendances mondiales).
Les deux siècles de pratiques commerciales ont montré une hégémonie dans les pratiques commerciales mondiales. Nous voulons instaurer l’équité dans les relations économiques internationales. Aujourd’hui, il y a une vague, à savoir la réforme de l’OMC. Nous tentons de recueillir les avis sur la réforme de cette organisation.
Il s’agit également d’identifier les points forts et les points faibles pour pouvoir entrer dans cette organisation. Tous les pays membres de l’OMC reconnaissent que l’Algérie a une position géostratégique importante, disposant de ressources naturelles importantes, ouverte à l’investissement, ayant assoupli le 51/49 ayant diversifié nos partenaires économiques. Nous avons signé 57 accords de partenariat en matière de commerce et d’investissement. Nous allons sortir avec une conclusion : comment développer notre appareil de production ?»