L’Union générale des étudiants libres (Ugel), organisation estudiantine proche du MSP, a fait de sa rencontre avec les membres du panel de médiation et de dialogue national plus qu’un rendez-vous de concertation et d’échange d’idées sur la situation politique du pays.
Les représentants de l’Ugel, reçus jeudi par l’instance de Karim Younès, ont ainsi mis à profit la tribune du panel pour exprimer l’opposition de l’Organisation au scénario de son exclusion du dialogue. Elle endosse, en effet, la responsabilité de sa position favorable à un cinquième mandat au président déchu, Abdelaziz Bouteflika, au MSP et à son président, Abderezak Makri qui «s’est ingéré dans les affaires internes de l’Ugel». Cette dernière considère qu’elle «a été embarquée dans le projet du 5e mandat par le MSP» et que, par conséquent, elle «ne mériterait pas de se voir exclue du processus de dialogue en cours».
Dans un communiqué explicatif rendu public, l’Ugel estime avoir été «victime» d’un complot ourdi par le président du MSP et le conseiller de l’ancien président de la République «intronisant une personne à la tête de l’Organisation pour parler en son nom», un scénario que l’Ugel dit avoir dénoncé en son temps, à savoir début janvier 2019. Elle s’était élevée contre «les interférences d’un parti connu, qui se réclame de l’opposition, dans ses affaires internes en voulant l’entraîner dans son agenda politique étroit». Il a été alors reproché au parti d’Abderezzak Makri de tenter de récupérer l’organisation et de «l’inféoder pour profiter de son assise au sein de la communauté estudiantine, notamment dans cette conjoncture politique particulière que traverse le pays à l’approche de l’élection présidentielle».
Aujourd’hui, l’Ugel tente manifestement de rebondir et de ne pas se laisser devancer par d’autres représentations de la communauté estudiantine, dont certains collectifs et forums viennent juste de voir le jour dans le sillage du mouvement populaire pour le changement.
L’organisation a dénoncé, dans le même document, «la tentative de déstabiliser par la force l’installation hier du conseil consultatif au siège de l’instance de dialogue et de médiation».