Par Feriel Nourine
L’Opep+ vient de réviser à la hausse ses prévisions de recul des réserves mondiales de pétrole pour le quatrième trimestre de 2021. Une forte hausse même, puisque l’organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires tablent sur une baisse en la matière qui atteindra 1,1 million de baril par jour durant les trois derniers mois de l’année en cours, soit nettement plus que les 670 000 bj sur lesquels l’alliance avait anticipé antécédemment.
Cette révision a été provoquée par une demande plus forte qu’attendue, ainsi qu’une production américaine moins élevée qu’anticipé, justifie l’Opep+.
Les nouvelles prévisions de l’Opep+ ont permis à l’or noir de se relancer dans une courbe ascendante, jeudi, après avoir reculé sous l’impact de l’annonce du vice-ministre iranien, Ali Baghéri, quant à une reprise des négociations sur le programme nucléaire iranien «avant la fin du mois de novembre».
Les opérateurs y ont vu la perspective d’une accélération de la production et des exportations iraniennes à moyen terme, de quoi faire augmenter sensiblement l’offre et refroidir les cours du brut.
Dans cette même logique qui permet aux cours de conserver leur bonne santé, la reconduction des quotas actuels pour le mois décembre, sans augmentation supplémentaire, soit 400 000 bj. C’est ce qu’a laissé prévoir, jeudi, le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab. «La situation du marché pétrolier indique que l’augmentation en décembre de la production des pays membres de l’Opep+ ne devrait pas dépasser 400 000 barils par jour», a souligné M. Arkab à une semaine de la réunion ministérielle de l’alliance. Il inscrit son intervention dans la cadre de la prudence toujours en éveil que le ministre saoudien de l’Énergie avait mis en avant samedi dernier, fermant ainsi la porte à une éventuelle révision à la hausse de l’offre assurée par l’Opep+.
«L’Opep+ a fait un excellent travail, en soutenant la stabilité du marché pétrolier dans l’intérêt de tous et doit continuer à agir de manière proactive, en tenant compte du fait que les risques et les incertitudes restent élevés», a-t-il expliqué. Côté marché, les prévisions n’ont pas suffi pour éviter aux prix du brut une fin semaine en baisse, contrairement au scénario qui s’est reproduit durant plus d’un mois, affichant une série interminable de records. Il a même fallu à l’or noir compter sur l’élan pris par Wall Street pour rebondir et réduire ses pertes essuyées en fin de semaine.
Cela s’est produit vendredi, en fin de séance, avec un baril de de la mer du Nord pour livraison en décembre affiché à 84,38 dollars sur l’InterContinentalExchange, soit une très légère hausse de 0,07%.
A New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison le même mois, a pris 0,91%, et conclu à 83,57 dollars. <