Dans la même tendance haussière de 2019, les recettes douanières de l’Algérie se sont améliorées durant le mois de janvier 2020. Elles ont atteint 69,54 milliards (mds) contre 66,81 mds DA lors de la même période de l’année écoulée, soit une hausse de 4,09% indiquent les statistiques de la direction des études et de la prospective des Douanes (DEPD).
La recette principale d’Alger ports secs vient en première position des recouvrements effectués par les 83 recettes que compte l’administration des Douanes, couvrant à elle seule un taux de 14,77% du total de ces recouvrements, soit un montant de plus de 10,27 milliards de dinars.
La seconde position est occupée par Alger Port avec 10,14 mds de dinars (14,59%), suivi d’Arzew avec 8 mds dinars (11,51%), Béjaïa avec 5,57 mds de dinars (8,01%), Annaba avec 5,14 mds de dinars (7,40%), Skikda avec 4,58 (6,59%), Boumerdès avec 4,25 mds de dinars (6,12%) et Alger Pins-Maritimes avec 4,10 mds (5,90%).
Les autres ports algériens ont enregistré des recettes, qui restent de moindre ampleur, variant entre 1 et 3 milliards de dinars, alors que 20 circonscriptions n’ont réalisé aucun recouvrement au mois de janvier dernier.
Les recettes douanières réalisées en janvier 2020 ont servi à alimenter le budget de l’Etat à hauteur de 59,33 mds de dinars, contre près de 56,74 mds de dinars en janvier 2019, en hausse de 4,57%, précise la DEPD. Elles ont représenté une part de 85,32% de l’ensemble des recouvrements des Douanes en janvier dernier. Ainsi, la caisse de garantie et de solidarité des collectivités locales (CGSCL) a pu bénéficier de 5,63 mds de dinars des recouvrements effectués, contre 6,08 mds de dinars, en baisse de 7,48%.
Les recettes destinées à la Caisse nationale des retraites (CNR) se sont établies à 4 mds de dinars, contre 3,35 mds de dinars, en hausse de 12,92%. Quant aux recettes destinées aux Comptes d’affectation spéciales (CAS), elles se sont établies à 512,45 millions de dinars, contre près de 360,51 millions de dinars, en hausse également de 42,15%. Pour les recettes affectées aux communes, elles ont reculé de plus de 20,56% en janvier dernier par rapport au même mois en 2019, totalisant 57,48 millions de dinars contre 72,35 millions de dinars.
En 2019, les services des Douanes avaient enregistré des recettes chiffrées à 1 097,86 milliards (mds), contre
1 026,28 mds de dinars en 2018, soit une hausse de 7%. Cette amélioration s’explique, essentiellement, par les recouvrements « exceptionnels » qui ont été réalisés, au titre des régulations, par les recettes des Douanes d’Alger Port au cours de l’année dernière, qui se sont élevées à 177,06 mds de dinars, en plus des travaux d’assainissement des comptes de gestion menés par les Douanes, a expliqué la DGD.
Les recettes perçues en 2019 par les Douanes ont servi à alimenter le budget de l’Etat à hauteur de 947,05 mds de dinars, contre près de 882,13 mds de dinars en 2018, en hausse de 7,36 %, précisent les données statistiques de la Direction des études et de la prospective des Douanes (DEPD).
Les recettes douanières, tout comme les recettes fiscales, font partie des sources de financement sur lesquels l’Etat compte pour alimenter ses caisses et contrer la situation de crise actuelle, notamment depuis que le coronavirus a commencé à sévir, réduisant sensiblement les manœuvres des pouvoirs publics, ces derniers étant confrontés notamment à des prix de pétrole effondrés, alors que les équilibres financiers de l’Algérie dépendent exagérément de ses recettes d’hydrocarbures.
La loi de Finances complémentaire devrait d’ailleurs contenir de nouvelles mesures qui permettraient de recouvrer les recettes fiscales et douanières non perçues, sachant qu’en dépit de l’amélioration des recettes, beaucoup d’argent reste à recouvrer. De plus, de nouvelles taxes douanières ont déjà été annoncées dans le cadre du projet de cette loi.