L’affaire des scandales qui ont entaché la gestion des programmes de coopération entre l’Algérie, représentée par le secteur de la solidarité nationale, et l’Union européenne vient de connaître de nouveaux rebondissements.
Le ministère des Affaires étrangères a réclamé au ministère de la Solidarité nationale des éclaircissements exhaustifs au sujet des deux projets Padselnea et ONG II et des réponses aux réclamations de la délégation européenne au sujet des réserves et des demandes de remboursement des fonds alloués à ces deux projets.
La ministre de la Solidarité nationale, qui avait instruit le Directeur général de l’ADS en vue de fournir les éléments de réponse aux Affaires étrangères, ne semble pas avoir été satisfaite de la réponse de ce responsable, nous dit-on de bonnes sources. « Il a désigné deux responsables de son entourage, dont l’un est directement impliqué dans l’affaire du Padselnea… Le rapport d’audit de l’UE citait un taux de réalisation de 0% pour ce directeur des infrastructures socioéconomiques locales (Disel). Il ne peut donner que de fausses informations… Elle demandé au Directeur général de se rendre en personne aux AE pour leur donner des informations. Mais il ne peut pas le faire, car il n’a pas tous les éléments d’information sur ce dossier », selon les mêmes sources. Par ailleurs, on apprend que le torchon brûle entre certains membres de la commission nationale chargée de clore les dossiers techniques et administratifs des deux projets. Les raisons ? Les documents relatifs aux deux projets et sollicités sont incomplets, voire même retirés du dossier. Une rétention d’informations qui pourrait voir certains éléments de la commission sanctionnés, si la ministre venait à avoir vent de ces éléments et faits graves. « Ils ont déchiré des pages du rapport final du Padselnea… Des pages qui parlent de graves défaillances et des responsabilités des uns et des autres, comme celles relatives au directeur des opérations de programme DOP, qui avait l’exclusivité des passations de marchés, des engagements et du suivi des paiements… »,  note-t-on.
Ajoutez à cela, que les quatre comptes bancaires ADS, parmi la vingtaine ouverte pour ce programme, réservés aux paiements des projets, ont été siphonnés par les entrepreneurs qui réclamaient leurs dus, et ce, par décision de justice. Pendant ce temps, l’IGF continue d’éplucher les dossiers et les documents relatifs à ces deux projets pour démêler l’écheveau.