Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Laïd Rebigua a salué, hier, le combat de Maurice Audin et de tous les disparus de la Guerre de libération, affirmant que les efforts se poursuivaient pour déterminer l’emplacement de leurs restes mortuaires. S’exprimant lors d’une conférence sur le militant de la cause algérienne Maurice Audin, organisée par le Musée national du moudjahid, M. Rebigua a indiqué que le ministère des Moudjahidine, «continuera à exploiter les recherches, les travaux scientifiques et les témoignages vivants pour déterminer l’emplacement des restes mortuaires du militant Maurice Audin et de tous les disparus de la Guerre de libération». Soulignant que «les crimes odieux de l’occupant français ne seront pas oubliés et sont imprescriptibles», le ministre a jugé capital de «traiter le dossier de la mémoire et de l’histoire avec responsabilité dans un climat empreint de franchise et de confiance». A cet égard, M. Rebigua a réitéré la «poursuite des démarches pour récupérer les archives, clarifier le sort des disparus de la Glorieuse guerre de libération, et indemniser les victimes des essais nucléaires et autres questions liées à ce dossier». M. Rebigua a qualifié, dans son intervention, Maurice Audin de «héros, de grand homme et d’un des symboles de la Glorieuse guerre de libération», soulignant que l’histoire «préservera son courage, son engagement et sa détermination. Son nom restera à jamais gravé dans la mémoire du peuple algérien». Maurice Audin était «un militant honnête et anticolonialiste qui a eu foi en l’Algérie et au droit de l’être humain à la liberté», a-t-il soutenu. Il a appelé, à cet égard, les enseignants, les chercheurs et les historiens à «intensifier les efforts pour approfondir les études et les recherches sur la biographie et le parcours militant du symbole Maurice Audin, notamment en ce qui concerne les conditions de sa disparition, et la réalisation d’œuvres scientifiques mettant en exergue son combat pour que ses principes humanitaires soient un exemple contribuant à la sensibilisation et au soutien des mouvements de libération des peuples toujours sous le joug du colonialisme». Le fils du militant Audin, Pierre Audin a salué, lui, l’importance qu’accordent les autorités algériennes au dossier des disparus de la Guerre de libération, appelant à exploiter tous les moyens pour trouver les restes mortuaires de son père et de tous les disparus de la guerre d’Algérie. Pierre Audin qui s’est dit ravi de se trouver parmi le peuple algérien, a affirmé que la préservation de la mémoire «est une question sacrée pour aller de l’avant».
Le président de l’Association «Josette et Maurice Audin», Pierre Mansat a affirmé que son Association était soucieuse «de faire toute la vérité sur l’assassinat de Maurice Audin et les milliers de disparus», ajoutant que «le combat se poursuit pour sortir au grand jour les crimes du colonialisme français en Algérie». (APS)