Quelque 500 à 600 mises en demeure ont été adressées à des entreprises pour cause de retard dans la réalisation de projets publics et différentes opérations de développement à travers le territoire national, selon un décompte effectué par le ministère des Travaux publics et des Transports.

S’exprimant, dimanche dernier à Boumerdès, à l’occasion d’une visite d’inspection et de travail, le ministre du secteur, Abdelghani Zaâlane, a  indiqué que les mises en demeure envoyées concernaient un nombre important de projets à travers des communes, daïras et wilayas du pays, en sus de projets de développement public centralisé. «Les mises en demeure adressées aux entreprises défaillantes et les sanctions sont prévues dans les dispositions du code des marchés publics et le décret présidentiel relatif à l’organisation des marchés publics», a ajouté le ministre. «Nous ne devons pas fermer les yeux sur les retards dans la réalisation des opérations de développement», a-t-il poursuivi. Expliquant que ces retards causaient «un grand préjudice à l’Etat sur plusieurs aspects, notamment le retard dans l’entrée en exploitation des investissements en question, les pertes supportées par le Trésor en raison de la réévaluation des projets, le gel des fonds débloqués pour le financement». Cependant, ce que le ministre n’a pas mentionné, c’est le retard mis par les organismes publics eux-mêmes, OPGI et autres institutions, afin d’honorer les termes des contrats qui les lient aux entrepreneurs, notamment ceux privés. Pis encore, et pour ne citer que cet exemple, un chantier de logements formule AADL dans la banlieue d’Alger a mis une quinzaine d’années avant d’être achevé et réceptionné. La réception de cet autre projet, des travaux de VRD d’un projet de logements LSP, traîne encore alors que l’entrepreneur privé engagé pour ce faire n’a pas encore encaissé son dû.
Les exemples de ce type sont légion pour mettre en évidence le retard accusé par les institutions de l’Etat afin de régler les honoraires des entreprises qu’elles ont engagées.